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BOULAY-MOSELLE – SÉCURITÉ

Brigade de gendarmerie de Boulay-Moselle : une chienne formée à la recherche de personnes

Lita, berger belge malinois de trois ans et demi, a pris ses quartiers fin 2017 au sein de la brigade de gendarmerie de Creutzwald. La chienne et son maître, le gendarme Alexandre, officient dans la recherche de personnes et la défense. Et affichent déjà un beau palmarès.

LE 19/04/2019 À 19:30

L’équipe cynophile, composée de la chienne Lita et du gendarme Alexandre, a été engagée lors de la braderie du Vendredi saint à Bouzonville.  Photo RL /Nicolas THIERCY

Photo HDL’équipe cynophile, composée de la chienne Lita et du gendarme Alexandre, a été engagée lors de la braderie du Vendredi saint à Bouzonville.  Photo RL /Nicolas THIERCY

La chienne, un berger belge malinois de trois ans et demi, est venue gonfler les effectifs de la compagnie de gendarmerie de Boulay-Moselle en décembre 2017. Et depuis, son palmarès ne cesse d’être vanté. « Elle représente l’équivalent de trois à quatre gendarmes déployés » se targue le chef d’escadron Aurore Rigail.

« On le remarque en interventions. Quand certains cherchent le contact avec les gendarmes, ils ne s’y risquent pas quand il y a la chienne. Elle a une vraie présence dissuasive. »

Spécialisée dans le pistage et la défense

La chienne a sa spécialité. Outre le fait d’être ultra-protectrice envers son maître, le gendarme Alexandre, elle excelle en pistage et défense. « Elle est en mesure de trouver et de suivre une piste laissée par une personne disparue ou un malfaiteur en fuite, mais aussi d’assurer la défense des personnes ou d’intercepter un individu dangereux », détaille le militaire.

Quatorze semaines de stage au sein du centre national d’instruction cynophile de la gendarmerie, basé à Gramat (Lot), ont été nécessaires à l’équipe cynophile. Le duo a pris le temps de s’apprivoiser jusqu’à se connaître désormais par cœur. C’est à la brigade de Creutzwald qu’il a pris ses quartiers. « Le mot “équipe” est vraiment approprié. On se complète. On ne peut pas travailler l’un sans l’autre. Quand on se lance sur la piste de quelqu’un, le chien montre des choses. Il faut savoir interpréter ce qu’il désigne. D’un côté comme de l’autre, on est très concentré sur ce que l’on fait. »

À la recherche d’une odeur

Adolescent fugueur, personne âgée souffrant de la maladie d’Alzheimer ou dépressive, « dès qu’une disparition présente un caractère inquiétant, nous essayons d’engager l’équipe cynophile », avance Aurore Rigail. Lita et le gendarme Alexandre peuvent également être déployés lors d’une recherche de malfaiteurs. « Lorsqu’un cambriolage vient d’être commis par exemple. Mais là, c’est toujours plus compliqué. Même si le voleur prend la fuite à pied, il a toujours une voiture qui l’attend quelque part. On peut remonter sa piste sur plusieurs kilomètres mais à partir du moment où il monte dans un véhicule, la piste s’arrête. »

Seule obligation pour permettre l’intervention du binôme : l’existence d’une odeur de référence. « Pour commencer une piste, il nous faut l’odeur de la personne recherchée. Il faut qu’on puisse partir de quelque chose. »

Textes : Mélanie COURTE.

Sourcewww.republicain-lorrain.fr

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