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Le - Des gendarmes forment les maires aux situations de crise

Des gendarmes ont sensibilisé des élus gardois à la négociation. MIDI LIBRE / MIKAEL ANISSET

SécuritéPolitique Publié le 06/09/2021 à 15:17

Élus agressés dans le Gard : des gendarmes forment les maires aux situations de crise

En 2020, les élus ont été 1 216 fois la cible d’agressions, soit une hausse de 200 % par rapport à 2019.

Face à la multiplication de ces violences, l’Association des Maires de France en partenariat avec la Gendarmerie nationale a mis en place des formations pour sensibiliser les maires à la gestion pacifique des conflits.

Ces sessions de quatre heures ont été dispensées par les gendarmes négociateurs de crise, formés par le GIGN, en mai et juin derniers, dans les cinq départements de l’ex-région Languedoc-Roussillon.

Négociateurs de crise

Ces gendarmes, ils sont trois dans le Gard, sont rompus aux situations de stress, du type menaces de suicide ou prise d’otages dans un cadre familial. Des exercices pratiques, et mise en condition ont donné aux édiles volontaires quelques clés de compréhension de la psychologie humaine.

La tension peut monter assez vite et le risque de dérapage dépend aussi beaucoup de la manière de réagir. « Si une personne énervée commence à hurler, le réflexe est de hausser la voix. Il faut au contraire baisser d’un ton car la position de chacun a une influence considérable sur le positionnement de l’autre », explique la lieutenant-colonel de gendarmerie, Danièle Goury, cheffe du bureau régional de sécurité publique, responsable entre autres des négociateurs de crise.

On ne tente jamais de négocier avec un groupe, ça ne marche pas

« Avant toute chose, laisser parler les personnes est important pour savoir ce dont elles ont besoin, quelles sont leurs inquiétudes. Après, on instaure une empathie, une écoute attentive pour parvenir ensemble à un climat apaisé. »

Malgré tout, conseille encore l’officier de gendarmerie, « tenir toujours ses distances devant un administré énervé, et rester constamment vigilant sur sa gestuelle. Et on ne tente jamais de négocier avec un groupe. Ça ne marche pas. Il faut repérer un meneur et l’isoler. »

Cette première expérience a été largement applaudie par les élus. La police nationale proposera également prochainement des cours similaires.

GIL LORFEVRE

Source : www.midilibre.fr

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