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Il y a un an tombait Arnaud Beltrame: hommage à un héros

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Il y a un an tombait Arnaud Beltrame: hommage à un héros

BERTRAND GUAY/AFP

FIGAROVOX/TRIBUNE – Arnaud Beltrame est mort il y a un an, à Trèbes, face à un terroriste islamiste, en échangeant sa vie avec celle d’une jeune femme. Le père Bertrand Sartorius lui rend un vibrant hommage et rappelle l’importance de la foi chrétienne dans son geste.


Le père Bertrand Sartorius est aumônier en chef adjoint de gendarmerie à l’aumônerie militaire catholique.


Le 23 mars 2018, un terroriste islamiste se lance dans une course meurtrière à travers la ville de Trèbes (Aude), avant de se retrancher dans l’hypermarché Super U aux portes de la ville. Un lieutenant-colonel de gendarmerie, arrivé parmi les premiers sur place, s’offre en échange d’une jeune femme prise en otage. Quelques heures plus tard, alors que l’assaut est donné, il est retrouvé agonisant aux pieds du terroriste abattu. Malgré les soins qui lui seront prodigués, il mourra au petit matin suivant. Ce lieutenant-colonel s’appelait Arnaud Beltrame.

Cette mort a un retentissement extraordinaire à travers la France et le monde entier. L’opinion nationale et internationale s’enflamme à l’annonce de ce geste héroïque. Les plus hautes autorités de la République Française, les principaux dirigeants du monde entier (Donald Trump, le Pape) lui rendent hommage. Les obsèques religieuses sont célébrées quelques jours plus tard, à la veille des solennités pascales. Un témoin se souvient: «Ce Jeudi saint 29 mars 2018 à 11h, la cérémonie des funérailles dans la cathédrale saint Michel de Carcassonne était impressionnante. Deux évêques, deux ministres d’État, et un héros national…»

Un an après, alors que la fièvre médiatique retombe, la mémoire s’installe: 200 villes ont honoré la mémoire du héros, par exemple en lui dédiant une rue, une place, un square. A la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale (DGGN), une grande fresque orne le mur d’enceinte.

La promotion sortante des Élèves Officiers de la Gendarmerie Nationale (EOGN) le choisit comme parrain de promotion. Et six livres ont été écrits, qui s’interrogent sur les origines d’Arnaud, son chemin humain, intellectuel et spirituel et, in fine, sur le sens profond de cet acte fatal posé dans le Super U. Les amis d’Arnaud, ses anciens camarades de promotion, ceux qui l’ont connu dans les diverses étapes de sa vie militaire n’ont bien souvent pas été surpris de l’attitude d’Arnaud dans cette tragique circonstance.

On évoque sa très probable indignation chevaleresque de l’homme devant une femme menacée. On imagine aussi très bien qu’il ait estimé – sans nul doute à juste titre – être apte à négocier avec le terroriste, le neutraliser, ou offrir une occasion d’intervention favorable aux hommes du GIGN, plus que la jeune otage dont il prenait la place.

Essayons toutefois d’analyser plus loin le geste: Arnaud se livre au terroriste, allant jusqu’à lui abandonner son arme de service – qui sera retournée contre lui – en échange de la liberté de la jeune caissière. À cet instant, il n’abandonne pas tout espoir de survie, sans doute espère-t-il neutraliser le terroriste, soit en le convainquant de se rendre, soit en l’affrontant à mains nues, soit en favorisant l’intervention des hommes du GIGN ; nous ne saurons jamais son plan, s’il en avait un. En tout cas, sa démarche est très différente d’un Maximilien Kolbe qui se laisse enfermer dans le bunker de la mort sans espoir aucun d’en réchapper. Il n’en reste pas moins que ce geste va bien au-delà de ce qu’on aurait pu attendre de tout membre des forces de l’ordre. Un gendarme ou un policier risque certes parfois sa vie en intervention, mais jusqu’à un certain point. Et se placer librement en situation de vulnérabilité extrême devant un terroriste se situe certainement au-delà de ce point. Le ressort ultime du comportement d’Arnaud ne peut donc se trouver dans sa formation de gendarme. Il faut aller chercher plus profondément les moteurs de son action.

Or, force est de constater que, dans les mois qui précèdent sa mort, Arnaud avait parcouru un chemin spirituel considérable, en compagnie (sous l’influence?) de sa fiancée Marielle et sous le regard du père Jean-Baptiste qui les préparait tous les deux au mariage.

Sa redécouverte de la foi chrétienne, qui datait d’une dizaine d’années environ, s’était faite progressivement et n’était certes pas exempte de contradictions. Cependant, sa déclaration d’intention, rédigée en vue de la célébration de son mariage prévue le 9 juin suivant, ne laisse aucun doute quant à la force de sa conviction chrétienne à cette période. Sans doute la parole du Christ «Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis» a-t-elle résonné très fort en lui ce 23 mars.

Laissons pour finir la parole au Général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale (DGGN): «Se mettre entre les mains d’un terroriste voulant tuer n’est évidemment dans aucun texte de procédure interne et ne le sera jamais. Les procédures sont faites pour permettre l’efficacité des interventions tout en veillant à la sécurité des militaires. Mais un gendarme prête serment, celui de servir la population, y compris, parfois, s’il le faut, au péril de sa propre vie. Arnaud Beltrame n’a pas appliqué des procédures ; il a fait mieux: il a respecté son serment. Et ce faisant, il a sauvé une vie, sans doute même plusieurs». (Préface à Jacques Duplessy et Benoît Leprince, Arnaud Beltrame. Le héros dont la France avait besoin, Paris, Editions de l’Observatoire, 2018, p. 12).

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Source : www.lefigaro.fr

Une rose pour un Merci

Une rose pour un merci. En signe de reconnaissance pour le sacrifice du Lieutenant-Colonel Arnaud BELTRAME et de soutien à sa famille, nous demandons à chacun de déposer une rose devant vos casernes de gendarmerie, aujourd’hui à 17 Heures.

Source : AAMFG 

 

C’est avec une grande émotion que chacun s’est investi et que chacun a rendu hommage au Lieutenant-Colonel Arnaud BELTRAME aux quatre coins de la France pour répondre à l’appel de l’AAMFG qui en signe de reconnaissance et de soutien avait demandé de déposer une rose devant les brigades de gendarmerie.

Les différents témoignages ont été chargés d’émotion, que les gestes soient anonymes devant des brigades isolées symbole de la présence de l’institution ou qu’ils aient été réalisés à l’occasion d’une cérémonie comme à Rennes.

Un grand merci à tous.

Album photo ici

Rennes. L’hommage des familles au gendarme tué dans la prise d’otages

Le général Alain Pidoux (au centre) avec Virginie Rodriguez, présidente de l’Association d’aide aux membres et familles de la gendarmerie (AAMFG). | Ouest-France

Les familles de gendarmes se sont rassemblées ce samedi, à Rennes, pour rendre hommage à Arnaud Beltrame, l’officier tué lors de la prise d’otages à Trèbes (Aude). Il avait des attaches dans le Morbihan.

Une cérémonie toute simple, dans la cour de l’imposante caserne Marguerite, dans le centre-ville de Rennes. Ce samedi, à 17 h, des dizaines de familles de gendarmes sont venues se recueillir, une rose blanche à la main, pour rendre hommage au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame.

La cérémonie a rassemblé familles, gendarmes d’active et réservistes. | Ouest-France

Un acte héroïque

La nuit précédente, il a succombé à ses blessures, après s’être proposé comme otage volontaire lors de l’attaque terroriste du Super U de Trèbes, près de Carcassonne (Aude). Un acte héroïque, qui ne laisse personne indifférent. Surtout pas l’Association d’aide aux membres et familles de la gendarmerie (AAMFG).

« Ça aurait pu être notre mari, notre frère »

Sa présidente pour le Grand-Ouest, Virginie Rodriguez, a proposé spontanément de se rassembler. « Ce drame nous a tous touchés, ça aurait pu être notre mari, notre frère,explique-t-elle. À travers ce petit geste, nous voulons lui dire merci. Et peut-être donner l’envie aux citoyens de faire de même. »

« Une rose pour un merci », c’était le message de cet hommage spontané. | Ouest-France

En présence du général Alain Pidoux

Au pied du drapeau tricolore en berne, des dizaines de militaires sont aussi là, gendarmes d’active et réservistes. Autour de leur chef, le général Alain Pidoux, commandant la région de gendarmerie Bretagne. Il a rappelé le parcours d’Arnaud Beltrame.

« Protéger la population »

« Par son geste héroïque et son sacrifice, en toute connaissance du danger auquel il s’exposait, il est allé au bout de son engagement de soldat et de gendarme, souligne le général Alain Pidoux. Son sacrifice nous rappelle la valeur de l’engagement qui est le nôtre au quotidien, pour protéger la population. »

Tristes et fiers à la fois

Se tournant vers les familles, il ajoute : « Nous sommes à la fois profondément tristes mais aussi fiers de notre camarade qui est allé jusqu’au sacrifice suprême. Il a mis en acte ses convictions profondes qu’on lui connaissait : servir. »

Sourcewww.ouest-france.fr

Hérault : des fleurs devant les gendarmeries pour le héros de Trèbes

 

Le geste est spontané : depuis samedi matin, des centaines d’anonymes viennent déposer des bouquets de fleurs devant les brigades de gendarmerie de l’Hérault, à la mémoire du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, cet officier de gendarmerie de 45 ans, froidement exécuté par le preneur d’otages terroriste, dans le Super U de Trèbes, dans l’Aude.

Des fleurs fraîches, notamment des roses, sont ainsi posées devant les grilles de la compagnie de Castelnau-le-Lez ou encore devant l’entrée de la brigade de Saint-Gély-du-Fesc. Mais, de nombreuses autres casernes de gendarmerie du département voient arriver des femmes et des hommes, accompagnés de leurs enfants pour rendre hommage au militaire, qui s’était substitué aux otages, avant d’être tué de deux balles et lardé de coups de couteau par le terroriste présumé, Radouane Lakdim, un Carcassonnais de 26 ans, abattu par le GIGN.

“Depuis hier matin, des anonymes déposent des bouquets de fleurs fraîches devant les grilles des gendarmeries de l’Hérault, mais également du Gard, de l’Aude, des Pyrénées-Orientales et de l’Aveyron, avec quelquefois le portrait du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, comme devant la brigade de Trèbes”, confirme ce dimanche la région de gendarmerie d’Occitanie, à Montpellier. Ainsi, des roses blanches ont été accrochées à l’entrée de la brigade de Marseillan.

Des fleurs devant la brigade de gendarmerie de Marseillan. Photo Métropolitain.

Message d’une association

De son côté, l’Association d’aide aux membres et familles de la Gendarmerie” -AAMFG- a lancé une action en hommage au lieutenant-colonel, marié, sans enfant, en demandant aux familles de déposer une rose devant la gendarmerie de Castelnau-le-Lez et les brigades alentour. “Le message est bien suivi”, se félicite Anne Martinez, déléguée régionale de l’AAMFG du Languedoc et du Roussillon.

Un hommage national sera rendu à Arnaud Beltrame, mort en héros, comme le Président de la République, Emmanuel Macron l’a annoncé, hier. La date n’a pas encore été fixée. Elle le sera demain.

Les autopsies des quatre victimes de l’attentat terroriste de Trèbes et de Carcassonne -l’officier de gendarmerie, 45 ans, un viticulteur, 60 ans, un retraité de 60 ans et le chef boucher du Super U, 50 ans- ont été réalisées hier à l’Institut médico-légal du CHU Lapeyronie, à Montpellier par cinq médecins légistes.

Ce dimanche matin, l’évêque de Carcassonne, Mgr Alain Planet a rendu un émouvant hommage aux quatre morts et aux 15 blessés, dont deux graves, lors de la messe, suivie par des centaine de fidèles.

Trois engins explosifs dans le Super U

L’enquête continue. Les policiers du SRPJ de Montpellier et de la sous-direction anti-terroriste -Sdat- ont découvert hier, trois engins explosifs de fabrication artisanale et un pistolet de calibre 7.65 chargé, dissimulés dans un coin du Super U, à Trèbes. Ils y avaient été cachés certainement par Radouane Lakdim, quand il a fait irruption dans le supermarché, vendredi vers 11h, après avoir tué le passager d’une voiture et blessé un CRS de la caserne 57 qui faisait son footing, près de la coté Ozanam, à Carcassone, où il vivait.

Chez lui, les enquêteurs ont également retrouvé un testament rédigé par le terroriste présumé, se revendiquant de Daech, État Islamique. Question : que comptait faire le preneur d’otages dans le Super U avec ces trois bombes artisanales ?..

Sourcee-metropolitain.fr

Drapeaux en berne, fleurs, rue à son nom… Les hommages au gendarme Arnaud Beltrame se multiplient

Un hommage national sera rendu au lieutenant-colonel qui s’est substitué à une otage lors des attaques terroristes dans l’Aude.

Des personnes viennent rendre hommage au gendarme Arnaud Beltrame, samedi 24 mars 2018 à Trèbes (Aude).

Des personnes viennent rendre hommage au gendarme Arnaud Beltrame, samedi 24 mars 2018 à Trèbes (Aude). (MAXPPP)

La France rend hommage au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, dimanche 25 mars. Un peu partout dans le pays, des initiatives fleurissent pour célébrer le gendarme, mort après s’être offert au terroriste comme otage à la place d’une femme dans le supermarché de Trèbes (Aude). Des hommages sont aussi prévus pour les trois autres victimes des attaques terroristes dans l’Aude.

L’Elysée annonce un « hommage national »

A l’issue d’un conseil restreint de défense, l’Elysée a annoncé, samedi 24 mars que la France allait rendre un « hommage national » au lieutenant-colonel. Ce type d’hommage est décidé par le chef de l’Etat, qui prononce un éloge funèbre. Il est traditionnellement réservé aux militaires morts pour la France. Les cérémonies ont lieu, sauf exception, aux Invalides ou au Panthéon.

Arnaud Beltrame est « tombé en héros », a salué Emmanuel Macron, après l’annonce de la mort du gendarme. Il « mérite respect et admiration de la nation tout entière », a-t-il ajouté, dans un communiqué. La date de l’hommage national n’est pas encore connue.

Des drapeaux en berne

« Je m’incline devant le courage, le sens du sacrifice et l’exemplarité de cet officier qui a donné sa vie pour la liberté des otages, a tweeté Richard Lizurey, directeur général de la Gendarmerie nationale, samedi. L’ensemble des drapeaux et étendards de la gendarmerie sera mis en berne aujourd’hui. » Les drapeaux de l’Assemblée nationale sont eux aussi baissés.

Samedi, dans la soirée, le siège du ministère de l’Intérieur s’est illuminé en bleu-blanc-rouge en hommage au gendarme, a annoncé Gérard Collomb sur Twitter.

En Ardèche, des habitants veulent une rue à son nom

Un village d’Ardèche pourrait bientôt avoir une rue portant le nom d’Arnaud Beltrame. Le geste héroïque du militaire a ému les habitants du village de Plats, rapporte France Bleu Drôme Ardèche. Le souhait « est que le village soit le premier » à baptiser l’une de ses rues du nom d’Arnaud Beltrame, explique René Louis, un des habitants de cette commune de 843 habitants. Il espère que « cela donne des idées à d’autres villes, et même à de très grandes villes ».

« Ce qu’il a fait est héroïque », estime Gilles, un autre habitant. « Qu’il soit d’ici ou d’ailleurs, ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est l’acte qu’il a fait », assure-t-il. Pour Denis, adjoint au maire de Plats et dont le fils est en école de gendarmerie, il faut qu’il y ait dans la commune « des endroits en mémoire de toutes ces personnes qui font d’énormes efforts pour tous ces problèmes qu’il y a sur le territoire ».

Des fleurs devant des gendarmeries

Des fleurs et quelques mots. Devant les grilles de nombreuses gendarmeries de France, et d’abord celles de l’Aude, des inconnus sont venus déposer des bouquets de fleurs pour rendre hommage au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame.

« On nous offre rarement des fleurs, ça réchauffe le cœur. On est pourtant éloignés du lieu de l’attaque », confie le capitaine Mouly, de la compagnie de gendarmerie de Dinan (Côtes-d’Armor), au Télégramme« Nous sommes très touchés par ces gestes qui ne font qu’accentuer notre fierté de vous servir… Merci », informe la gendarmerie de l’Orne sur sa page Facebook.

#TousGendarmes : les gendarmes honorés partout en France après les attaques de l'Aude

Des anonymes ont apporté fleurs et dessins en hommage à Arnaud Beltrame, à la gendarmerie de Carcassonne. @ AFP

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Aux quatre coins de l’Hexagone, des anonymes ont témoigné de leur compassion pour la gendarmerie, après la mort du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame dans les attaques de l’Aude.

Fleurs, petits mots, dessin, messages de solidarité : partout en France, les gendarmerie ont vu affluer personnalités et anonymes venus rendre hommage au lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, mort sous les balles du tueur djihadiste de l’Aude après s’être substitué à une otage. « C’était important de venir ici pour saluer son courage, et bien évidemment son sacrifice », ont confié Cathy et Marie, qui ont déposé une rose blanche devant le groupement de gendarmerie de l’Aude, où s’était rendu dimanche le général Richard Lizurey, le patron des gendarmes.

Les enfants comme les motards. Devant les grilles, bouquets de roses, tulipes, jonquilles ou lys se sont accumulés. Il y a aussi des dessins d’enfants et des mots. Comme celui de Prescilia : « Ça fait tellement chaud au cœur ce qu’il a fait pour l’otage », a-t-elle écrit notamment. Une quinzaine de motards de la Fédération des motards en colère de l’Aude sont également venus, observant un moment de silence. « On n’est pas là pour parler des lois aujourd’hui mais pour rendre hommage au gendarme et aux autres victimes lâchement assassinées », a confié Jean-Louis Ferrand, président de l’association. Partout en France, les hommages se sont multipliés ce week-end. « Nous recevons un peu partout dans toutes les casernes du département des témoignages de sympathie », a souligné un officier des Côtes d’Armor.

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À la gendarmerie de Carcassonne, les hommages affluaient ce week-end. ©AFPUn hommage à venir

dans le Morbihan. « Tout le monde ici est abattu, effondré. Un hommage sera rendu, nous fixerons les modalités la semaine prochaine », a indiqué Jean-Pierre Rivoal, maire de Trédion dans le Morbihan, une commune de 1.200 habitants où vit la mère d’Arnaud Beltrame. Selon un conseiller municipal, Jean-Pierre Raboteau, un ancien militaire, Arnaud Beltrame « avait une haute idée de son devoir, c’était quelqu’un de très droit, il était vraiment pris par ce métier ». « On avait discuté du fait qu’on pouvait être amené à sacrifier notre vie. Je lui avais dit ‘On a un chèque en blanc sur la vie’, il me disait que oui ». Dans le Morbihan, « beaucoup de gens sont venus déposer des fleurs sur le fronton des différentes casernes, notamment à Vannes et Lorient. Des particuliers ont abordé spontanément des gendarmes en patrouille pour leur témoigner leur sympathie », a déclaré le Colonel Frédéric Massip, commandant du groupement de gendarmerie de ce département.

Des croissants et des dons. Ailleurs, des gens sont venus porter des fleurs, des petits mots ou ont téléphoné. C’est le cas notamment à Albi dans le Tarn, Rosières-près-Troyes dans l’Aube, Hallennes-lez-Haubourdin dans le Nord, Creil dans l’Oise, Melun en Seine-et-Marne, Roissy, Vigny dans le Val-d’Oise ou encore Plougastel-Daoulas dans le Finistère. Samedi matin, dans les Yvelines, des personnes ont même apporté des croissants dans une brigade. D’autres « cherchaient à faire des dons à la gendarmerie », selon le porte-parole de la gendarmerie du département.

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