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Le - INJURES, COUPS ET MENACES À CONFOLENS: LE VOLEUR TERMINE EN PRISON

JUSTICE

INJURES, COUPS ET MENACES À

CONFOLENS: LE VOLEUR TERMINE EN

PRISON

Injures, coups et menaces à Confolens: le voleur termine en prison

AFP

Par Fabien PAILLOT, publié le .

Son interpellation avait été laborieuse. Un gendarme a écopé de 6 semaines d’ITT.

« Je suis chaud, je vous prends tous », a lancé Joeffrey Élie aux gendarmes lors de sa garde à vue. Sa violence et son langage fleuri lui ont valu hier jeudi un jugement en comparution immédiate face au tribunal correctionnel d’Angoulême. Crâne rasé et collier de barbe, cet homme de 31 ans était jugé pour sept délits. D’abord le vol d’une paire d’écouteurs stéréo commis dans une enseigne de Confolens le 25 novembre.

Puis, lundi, une seconde série de vols commis dans un autre supermarché de Confolens: un appareil photo, une tablette, un téléphone portable… Là, Joeffrey Élie a menacé de mort une caissière pour mieux s’échapper. Finalement interpellé par les gendarmes, le prévenu – en état d’ivresse – les a alors outragés, menacés de mort et violentés. « Vous avez donné des coups de pied, tenté de décocher un coup de genou dans les parties génitales d’un gendarme, blessé un officier de gendarmerie », résume à l’audience le président Marc Fouillard.

Le militaire touché a écopé de six semaines d’ITT (incapacité totale de travail) pour une vilaine fracture. Trois vidéos de la garde à vue sont alors diffusées par le tribunal. Menotté, saoul et intenable, Joeffrey Élie y insulte copieusement trois gendarmes avant d’être maîtrisé tant bien que mal. « Je suis dans un état lamentable », reconnaît Joeffrey Élie à l’issue de la diffusion, avant d’adresser ses excuses aux gendarmes. Il n’en dira pas plus, il ne se souvient de rien.

18 mentions à son casier judiciaire

Les militaires sont appelés à témoigner. « C’est pas toujours facile », souffle l’un d’entre eux avant de fondre en larmes: « Excusez-moi… » Un second gendarme s’avance. « En quinze jours, on m’a menacé cinq fois de mort. Je n’ai pas de haine envers vous. Mais vous êtes allé trop loin, lâche-t-il au prévenu. C’est pour cela que je demande réparation. »

Le parquet insiste sur les violences: « La caméra ne rend pas compte de la réalité de la garde à vue. Tout cela dure vingt-quatre heures! » Le casier de Joeffrey Élie comporte dix-huit mentions. La première fois, il était encore mineur. « C’est un habitué de la comparution immédiate », tance la procureure, Stéphanie Veyssière, avant de requérir – entre autres – trente mois d’emprisonnement dont six mois avec sursis et le maintien en détention.

Le tribunal se retire avant de prononcer la peine. Joeffrey Élie est finalement condamné à deux ans de prison, dont un an avec sursis assorti d’une mise à l’épreuve de deux ans, d’une obligation de soins et de l’interdiction de paraître à Confolens. Maintenu en détention, le trentenaire devra indemniser les victimes: la caissière, les deux gendarmes et l’un des magasins. Depuis le box, Joeffrey Élie acquiesce de la tête, sans broncher.

Sourcewww.charentelibre.fr

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