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Ivre, il insulte et frappe les gendarmes, à Mortagne-au-Perche

Le jeune homme a été condamné à 8 mois de prison assortis d’un sursis probatoire pour une durée de deux ans.

Publié le 15 Sep 20 à 8:32

Le Mortagnais était jugé à Alençon le 10 septembre 2020.
Le Mortagnais était jugé à Alençon le 10 septembre 2020. (©Le Perche )

L‘homme de 31 ans qui se présente à la barre du tribunal d’Alençon (Orne), jeudi 10 septembre 2020, n’a pas grand-chose à voir avec celui qui est décrit durant l’audience.

Timide, calme et la tête basse, il hésite avant de prononcer le moindre mot. C’est pourtant lui qui, le 1er novembre 2019, a copieusement insulté et frappé des gendarmes qui tentaient de le maîtriser, à Mortagne-au-Perche. 

Il faut dire qu’il n’y a pas qu’une petite année qui sépare les faits de l’audience. Il y a aussi quelques grammes d’alcool. « À ce moment-là, vous étiez un abruti alcoolisé », ose même le président du tribunal.

Ce jour-là, le Mortagnais est au volant du camion benne de son travail, avec lequel il rentre chez lui. Il est 17 h 45 et le chauffeur est totalement ivre. En se déportant, il vient percuter un véhicule de type 4×4. L’accident ne provoque heureusement pas de blessures graves. « Un petit miracle étant donné le calibre du véhicule que vous conduisiez », selon le procureur de la République.

« Bandes d’abrutis ! »

Les gendarmes arrivés sur les lieux ne sont pas au bout de leur surprise. Sur place, le chauffeur les insulte de tous les noms et les menace. « Bandes d’abrutis, sales cons ! Je vais vous éclater la gueule », rapporte le président du tribunal devant un prévenu qui assure ne se souvenir « de rien du tout, même pas d’avoir bu avant de prendre le volant ». Il ne nie pas pour autant son état alcoolique.

C’est toujours pareil à cette époque car je me remémore un épisode douloureux de ma vie familiale », explique le trentenaire.

Devant les forces de l’ordre, l’Ornais a aussi « mis ses menaces à exécution » en assénant un coup de tête à l’un des militaires. La scène se prolonge à la caserne puisque le « forcené » refuse de souffler dans l’éthylomètre. Ce n’est que la prise de sang à l’hôpital qui permettra de comprendre l’étendue des dégâts : 2,72 g d’alcool par litre de sang.

Voilà ce qui explique ce « comportement d’hystérie, de haine envers la fonction publique » même si « l’alcool n’est jamais une excuse », rappelle le président du tribunal.

Le prévenu n’a pourtant « pas la haine viscérale des forces de l’ordre » assure son avocate, qui assure que cette journée a été « un électrochoc » pour son client qui a immédiatement entrepris des démarches auprès d’une psychologue en addictologie.

Le jeune homme a été condamné à 8 mois de prison assortis d’un sursis probatoire pour une durée de deux ans. Il doit se soigner, travailler et indemniser les trois gendarmes qui se sont portés parties civiles pour un total de 1 400 €. Son permis de conduire est annulé et il ne pourra plus conduire, pendant deux ans, de véhicule non équipé d’un système antidémarrage.

Par : Rédaction Mortagne-au-Perche

Source : actu.fr

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