Articles

Le - La Gendarmerie annonce la création d’une « division cold case » pour les affaires criminelles non élucidées

La Gendarmerie annonce la création d’une « division cold case » pour les affaires criminelles non élucidées

PAR LAURENT LAGNEAU · 11 OCTOBRE 2020

En français, un « cold case » est une affaire criminelle qui a fait l’objet d’un classement sans suite sans avoir été élucidée par les enquêteurs. D’où le nom que la Gendarmerie nationale a donné à la nouvelle structure qu’elle vient de mettre en place : la « Division Cold Case » [DCC].

L’origine de cette nouvelle unité remonte à 2017, quand il fut créé la cellule « Ariane », chargée d’enquêter sur Nordahl Lelandais qui, déjà accusé d’avoir assassiné la petit Maëlys et le caporal Arthur Noyer, était alors soupçonné d’être impliqué dans d’autres dossiers, dont une vingtaine portant sur des « disparitions inquiétantes ».

Cette division aura donc à se pencher sur trois types de dossiers, explique la Gendarmerie. Ainsi, les « affaires d’une complexité particulière » qui, encore en cours, se trouvent dans une impasse. Son travail consistera alors à apporter un regard neuf sur un dossier et de faire émerger de nouvelles hypothèses. Autre catégorie, les affaires closes mais non prescrites.

Là, il s’agira, par exemple, de faire parler les indices avec des méthodes et des moyens technique et scientifiques qui n’existaient pas encore à l’époque où a été commis un crime non encore résolu. Enfin, les affaires ayant un caractére sériel sont celles qui peuvent être mises en relations avec un dossier déjà résolu, comme c’est le cas avec Nordahl Lelandais.

Placé sous l’autorité du Service central du renseignement criminel de la gendarmerie, commandé par le colonel Fabrice Bouillié, la DCC compte une trentaine de gendarmes spécialistes [analystes, psycho-criminologues, etc]. Elle aura à coordonner le travail de plusieurs départements différents, comme celui des atteintes aux personnes ou celui des sciences du comportement.

En outre, elle pourra s’appuyer sur le logiciel Anacrim qui permet d’exploiter une base de données [recensant les personnes, les lieux, les évènements, etc] afin de déterminer les relations entre les protagonistes d’une affaire ainsi que les incohérences entre les témoignages et les faits.

La reprise d’un dossier peut donc exiger un gros travail de préparation. Aussi, une étude de « faisabilité » est conduite préalablement à toute réouverture d’une enquête.

Pour le moment, « 14 affaires criminelles sont en cours d’évaluation en liaison avec les sections de recherche saisies » par la DCC, a indiqué le colonel Bouillié, à la presse.

Source : www.opex360.com

Partagez cet article !