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La gendarmerie de Seine-Maritime recherche de nouveaux chiens opérationnels

La gendarmerie de Seine-Maritime recrute, depuis fin décembre 2018, des jeunes chiens. Objectif ? Les envoyer dans un centre d’instruction cynophile à Gramat (Lot).

Police officer with a german shepherd police dog
La gendarmerie de Seine-Maritime a lancé sur Twitter, le 26 décembre 2018, une campagne de recrutement pour des chiens de 10 à 24 mois. (©Adobe Stock)

L’annonce, postée sur le compte Twitter de la Gendarmerie nationale de Seine-Maritime le 26 décembre 2018 , attire le regard. « La gendarmerie recrute des chies de 10 à 24 mois qui seront testés avant de partir en formation pour constituer un binôme avec un gendarme. »

Concrètement, un casting pour dénicher de futurs chiens gendarmes qui iront compléter un effectif déjà constitué de 554 spécialistes à quatre pattes. À noter que la retraite, pour les canidés, est en moyenne à 9 ans.

De l’avalanche à l’assaut 

Si le chien a du flair depuis la nuit des temps, il a fallu attendre 1945 pour que naisse dans la commune occitane de Gramat (Lot) un centre spécialisé dans la formation des équipes cynophiles de la gendarmerie. Devenu référence, ce centre est désormais le seul habilité à former les futurs chiens gendarmes.

Au fil du temps, les spécialisations deviennent de plus en plus poussées. Si on a encore l’image du Saint-Bernard et son tonnelet en tour de cou, il faut désormais composer avec des animaux capables de prouesses formidables.

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Exemple récent avec la création en 2016 de la capacité « Rexpemo », pour recherche d’explosifs sur personnes en mouvement.

À la volée, les chiens sont désormais capables de pister, de garder et de rechercher toutes traces laissant une odeur (sang, restes humains, munitions, drogues ou billets de banque). Ils peuvent également accompagner l’humain dans des opérations de surveillance, de patrouillage et même d’intervention et d’assaut.

Dans le reportage du magazine l’Officiel de la sécurité, ces derniers sont d’ailleurs élevés au rang de « projectif vivant non létal ».

 

Comment postuler ?

Si la Gendarmerie se fournit généralement auprès de professionnels de l’élevage canin, elle fait également appel à des particuliers pour trouver la perle rare. Berger belge malinoisallemandBeauce ou encore Rottweilers et Goldens Retrievers sont les races les plus connues. Mais sont également recherchés Springer ou encore des Saint-Hubert.

À cette dernière race on prête en effet de rares capacités olfactives. Particulièrement performant, ce chien de grande taille, d’aspect lourd et massif, est capable de rechercher des personnes à partir d’infimes indices, en tous milieux, en suivant des odeurs vieilles de plusieurs jours. Un outil indispensable, par exemple, en cas de recherche d’une personne disparue.

deLes Saint-Hubert sont les rois des pisteurs. Leur flair est en effet capable de détecter et pister une odeur vieille de plusieurs jours. (©Adobe Stock)

La Gendarmerie souligne :

Les chiens recherchés doivent être âgés de 10 à 24 mois, avec ou sans LOF, mais obligatoirement identifié par puce ou tatouage.

Chaque année, environ 450 chiens tentent leur chance au casting et seuls 150 d’entre eux sont retenus pour être testés durant un mois. Et au terme d’une présélection draconienne, seuls 80 sont achetés, soit un sur cinq.

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Social, joueur et réceptif ! 

Mais on ne devient pas chien gendarme d’un simple tour de patte. Même si les nouvelles recrues subiront ensuite un apprentissage très poussé, il faut tout de même être capable de détecter, dès son plus jeune âge, certaines particularités sur l’animal.

La Gendarmerie en précise d’ailleurs quelques-unes :

Résistance, endurance, faible sensibilité, stabilité, sociabilité ou encore aptitude au mordant et équilibre.

Mais aussi et surtout être joueur car, pour le chien, la notion de travail ne veut rien dire. Seul le jeu existe !

Contact : Officier cynophile, région de Gendarmerie de Normandie Rouen au 02 35 14 42 42 ou par mail à bspp.do.rghn@gendarmerie.interieur.gouv.fr

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