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La proximité, arme du déconfinement pour les gendarmes du Cher

Publié le 16/05/2020 à 19h00

La proximité, arme du déconfinement pour les gendarmes du Cher
Le colonel François Haouchine, réussir le déconfinement, « c’est possible », « collectivement ». © marion lapeyre

Au plus près de la population durant le confinement, les gendarmes du Cher comptent bien faire de la proximité et du terrain un atout pour réussir la phase de déconfinement aux enjeux multiples.

Sur les routes, dans les campagnes, aux côtés des personnes âgées, isolées ou vulnérables, dans les grandes surfaces, sur les marchés, en patrouille à proximité des entreprises ou des logements de soignants… Durant toute la période de confinement, les militaires du groupement de gendarmerie du Cher ont fait de la proximité et du contact avec la population, déjà dans leur cœur de métier, leurs armes les plus fortes.

Faire de l’expérience du terrain une force

« En nous appuyant sur notre maillage territorial, nous avons redécouvert des chemins, renforcé des liens avec les populations qu’on ne voyait plus et essayé de contribuer à toutes les solidarités territoriales », souligne le colonel François Haouchine, à la tête du groupement de gendarmerie du Cher et de ses quelque 500 militaires répartis dans 36 unités. « Au final, nous avons très peu sanctionné par rapport au nombre de contrôles effectués. Les gens ont joué le jeu et nous avons agi avec discernement. »

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Loin de délaisser cette organisation anticipée en amont des premiers jours de crise, la gendarmerie du Cher compte, au contraire, s’appuyer sur ces fondations érigées durant le confinement pour « réussir » et « accompagner » le déconfinement, toujours en appui des élus, des services de l’état ou aux côtés de la population elle-même porteuse d’initiative. « Nous intervenons juste en facilitateur, tient à souligner le colonel Haouchine. Un sens civique s’est véritablement développé durant cette crise, il faut compter avec ça. Les gestes de solidarité ont été nombreux. »

« L’objectif de demain est de ne pas perdre le terrain »

Avec 85 % de leurs interventions en lien avec le Covid durant ces deux mois de crise, les gendarmes doivent aujourd’hui réussir le déconfinement lors duquel un rebond de l’activité délinquante est attendu.

« L’objectif de demain est de ne pas perdre le terrain », martèle le patron des gendarmes qui mise sur la proximité pour, par exemple, « solutionner rapidement les vols et cambriolages ». Ce lien renforcé avec la population se veut être un appui pour les militaires, à la fois pour « comprendre les difficultés » d’un territoire mais aussi pour « détecter, en amont, tout dérapage et réagir très vite ».

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Si elle se veut rassurante, la présence des militaires sur le terrain est aussi une façon de maintenir « une certaine pression, le plus longtemps possible », face à certaines délinquances dont font partie le trafic de stupéfiants et les cambriolages, suscpetibles de repartir à la hausse.

C’est ainsi, par et pour le terrain, que le groupement de gendarmerie du Cher a préparer la deuxième séquence, celle du déconfinement, « cruciale pour notre pays », assure le colonel.

Une phase « de tous les risques »

« Nous rentrons aujourd’hui dans une nouvelle phase, plus acérée et délicate que la première, celle de tous les risques. » Mais une phase qu’il est « possible » de réussir, « collectivement », au nom de la tranquilité publique et de la sécurité des mobilités en s’appuyant sur les bonnes volontés. « Et je peux vous dire qu’il y en a. »


Marion Lapeyre

Source : www.leberry.fr

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