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Le - Le GIGN va évoluer, mais restera « l’ultima ratio »

Le GIGN va évoluer, mais restera « l’ultima ratio »

04 octobre 2019 à 11h31

Le GIGN va évoluer, mais restera « l’ultima ratio »

Profondément réorganisé en 2007, le GIGN va encore évoluer dans les prochains mois, notamment au travers de son articulation avec ses antennes régionales. «  L’hypothèse d’un rattachement organique  » des six AGIGN (Toulouse, Reims, Dijon, Orange, Nantes et Tours) au GIGN central de Satory est probable. Toutefois, «  le GIGN restera une unité projetable d’ultima ratio avec des points d’appui sur le territoire  », les AGIGN, explique un proche du dossier. Cette réorganisation a fait l’objet de vives discussions en interne, comme nous le racontions l’an dernier sur ce blog.

Alors que le Groupe célébrera en décembre prochain, le 25e anniversaire de l’assaut de l’Airbus de Marignane, «  la raison d’être du GIGN reste de se préparer aux situations les plus complexes, d’être la réponse ultime en cas de crise majeure. Sur ce point, le GIGN n’évoluera pas  » confirme-t-on au Groupe. Au rythme actuel, le GIGN tourne à plus de 300 engagements par an, toutes «  forces  » confondues (Intervention, Sécurité-Protection, Observation-Recherche)

Cela n’empêchera pas de renforcer les AGIGN dont les effectifs passeront de 32 à 50 gendarmes. Soit au total 300 gendarmes – presque autant qu’à Satory. Il faut y ajouter ceux affectés dans les sept AGIGN d’Outre-mer ainsi que ceux des PSPG, les pelotons spécialisés dans la protection des centrales nucléaires, qui possèdent de compétences en contre-terrorisme.

Les AGIGN en métropole auront de nouvelles capacités, permettant un «  renforcement réciproque  » avec le GIGN central : contre-terrorisme maritime, dépiégage, «  train-marshall  », projection par air.ADVERTISINGOuverture dans 0

La centaine de gendarmes qualifiés TEASS (Techniciens en escorte d’autorité et sécurisation de site) pourraient être rattachés à des AGIGN et leurs effectifs renforcés de 30% d’ici à quatre ans. Ces TEASS renforcent la Force Sécurité Protection (FSP), l’une des composantes du GIGN, dont la mission principale est la protection d’ambassadeurs de France dans des pays à risque. Elle est engagée aujourd’hui en Irak et reviendra en Libye dès lors que l’ambassadeur pourra revenir à Tripoli. Elle a été engagée quelques semaines au Vénézuela.

Un protocole secret entre COS, GIGN et Service Action

Reste un point pas vraiment résolu : l’engagement du GIGN dans les opérations extérieures des armées. Cela a longtemps été le cas, par exemple en Afghanistan. Mais depuis le retrait en 2012, le Groupe ne participe plus vraiment à ces opérations, désormais assumées par le COS dont plusieurs unités se sont spécialisées en CTLO, Contre-Terrorisme et Libération d’Otages. Les gendarmes du GIGN ne sont plus vraiment entrainés à de telles projections.

Toutefois, un «  protocole  » avait été établi en 2016, sous l’égide du cabinet du ministre de la Défense. Ce document confidentiel visait à organiser la répartition des rôles entre le COS, le GIGN et le Service Action de la DGSE. Ce «  protocole  » semble avoir été oublié par les principaux décideurs, y compris à l’Elysée.

D’autres questions se posent quand à l’emploi de moyens des Armées, notamment pour les actions de reprises de bateau à la mer, même si une collaboration de longue date existe entre Alfusco et le GIGN.

Source : www.lopinion.fr

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