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Le - Le livre blanc sur la sécurité publique « n’est pas un document de programmation »

Le Livre blanc sur la sécurité publique «n’est pas un document de programmation » (ministère de l’Intérieur)

«Le Livre blanc sur la sécurité publique, remis au ministre de l’Intérieur en novembre 2011, ouvre de nombreuses pistes et éclaire les orientations et les décisions des mois et années à venir. Il s’agit d’un travail d’analyse prospective mais non d’un document de programmation.
Dès lors, il ne fait pas l’objet d’un suivi spécifique impliquant l’adoption ou le rejet de telle ou telle préconisation.» C’est ce qu’affirme le ministère de l’Intérieur, mardi 8 mai 2012, dans sa réponse commune à une centaine de questions écrites posées par différents députés (1). Les élus lui demandent son avis sur diverses propositions du Livre Blanc, notamment le dépôt de plainte à domicile, la mutualisation du vecteur aérien (avions, hélicoptères, drônes etc.), le service d’intelligence criminelle ou le registre dématérialisé de suivi des mesures de garde à vue.

«Pour autant, le ministre de l’Intérieur souscrit à nombre des orientations proposées et considère que ce travail, dont plusieurs des propositions vont dans le sens des actions déjà entreprises par le gouvernement, doit utilement nourrir les travaux en cours et les choix à venir», indique le ministère. «L’honorable parlementaire peut être assuré que l’ensemble des propositions formulées dans le Livre blanc sur la sécurité publique, dont de nombreuses exigent une concertation interministérielle, notamment avec le ministère de la Justice, vont faire l’objet de la plus grande attention dans les mois à venir.»

«MOYENS PLUS MODERNES»
Le ministre de l’Intérieur assure que «le renforcement de la présence des forces de l’ordre sur la voie publique constitue une priorité de son action, dont témoignent en particulier les patrouilleurs de la police nationale, les mesures prises pour accentuer la présence et les contacts des militaires de la gendarmerie sur le terrain ou l’implication accrue des forces mobiles de police et de gendarmerie dans les missions de sécurisation», écrit-il.

«Les efforts se poursuivent pour doter les forces de sécurité des moyens les plus modernes (fichiers, vidéoprotection, visioconférence, police technique et scientifique, etc.) et pour adapter leur organisation aux réalités territoriales». Il cite, notamment, la «coopération opérationnelle renforcée dans les agglomérations et les territoires entre les forces de police et de gendarmerie». La «politique de mutualisation et de synergies» se poursuit, ajoute le ministère. «Les partenariats avec les polices municipales se renforcent et la nouvelle convention type de coordination, définie par un décret du 2 janvier 2012, constitue un outil efficace pour renforcer les coopérations opérationnelles».

Parallèlement, «d’importants efforts continuent d’être consentis pour renforcer les relations entre les forces de sécurité et la population et améliorer encore l’accueil du public» . Cela passe par «un recours accru aux réservistes et au service volontaire citoyen dans la police et la gendarmerie». «L’aide aux victimes constitue un autre axe de cette politique et le service de préplainte en ligne, dont l’expérimentation a été étendue à deux nouveaux départements, sera généralisé dans toute la France à partir de cette année». Le ministre a par ailleurs «souhaité développer la présence, extrêmement utile, des intervenants sociaux dans les services de police et de gendarmerie».

Dépêche n° 6065 aef.info Paris, mardi 15 mai 2012.

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