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Le - Mis en cause dans l’affaire Benalla, le général Lavergne quitte l’Élysée

POLITIQUE 04/05/2019 14:09

Mis en cause dans l’affaire Benalla, le général Lavergne quitte l’Élysée

Après que le Sénat a pointé les « incohérences » et les « contradiction » de Lionel Lavergne, l’Élysée assure que son départ intervient dans « le déroulement normal de sa carrière » et précise qu’il bénéficie d’une « promotion » au sein de la gendarmerie.

Le HuffPost avec AFP
AFFAIRE BENALLA – Le général Lionel Lavergne, mis en cause par le Sénat dans un rapport sur l’affaire Benalla, va quitter ses fonctions de chef du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), selon un arrêté publié samedi 4 mai au Journal officiel.

En poste depuis avril 2017, il sera remplacé, ”à compter du 18 mai”, par le colonel de gendarmerie Benoît Ferrand, précise l’arrêté, confirmant une information du magazine l’Essor de la gendarmerie.

En mars, le Sénat avait saisi la justice des cas de trois collaborateurs du président Emmanuel Macron, dont le général Lavergne, auditionnés par la Haute assemblée dans le cadre de l’affaire Alexandre Benalla, du nom de cet ancien chargé de mission auprès du chef de l’État accusé d’avoir brutalisé des manifestants lors de la journée du 1er mai 2018 à Paris.

L’Élysée évoque un déroulement de carrière “normal”

La commission d’enquête de Sénat avait pointé dans un rapport accablant les “incohérences” et “contradictions” de Lionel Lavergne, mais également du directeur de cabinet du chef de l’État Patrick Strzoda et du secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler, au cours de leurs auditions. À la suite du signalement par le Sénat, le parquet de Paris a ouvert début avril deux enquêtes préliminaires, dont une pour “faux témoignages”.

Le futur chef du GSPR, le colonel Benoît Ferrand, est issu du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), dont il a été le commandant en second, indique l’Essor. Il était à la tête, depuis 2016, du groupement de gendarmerie départementale des Bouches-du-Rhône, selon le magazine.

Un nouveau fonctionnement pour la sécurité du palais

Par ailleurs, à compter de lundi, le général Eric Bio-Farina, actuel commandant militaire de l’Élysée, occupera également la tête de la nouvelle Direction de la sécurité de la présidence de la République (DSPR), selon un second arrêté publié ce samedi au JO.

Cette structure va regrouper le GSPR et le commandement militaire de l’Élysée, dans le cadre de la refonte du dispositif de protection du chef de l’État, “engagée à l’automne 2017, bien avant l’affaire Benalla”, insiste la présidence.

A partir de septembre, Eric Bio-Farina cèdera sa double fonction à Benoît Ferrand afin de prendre le commandement de la garde républicaine, précise l’Élysée. Le direction du GSPR, laissée vacante par le colonel Ferrand, sera alors confiée au commissaire divisionnaire Georges Salinas.

Sourcewww.huffingtonpost.fr

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