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Le - Pays de Quimperlé. Neuf gendarmes félicités pour leur travail

Pays de Quimperlé. Neuf gendarmes félicités pour leur travail

Pendant La Marseillaise, jeudi matin, dans la cour de la gendarmerie. À gauche, le chef d’escadron Olivier Tourangin ; à côté, le colonel Richard Pégourié ; derrière eux, une partie des effectifs.

Pendant La Marseillaise, jeudi matin, dans la cour de la gendarmerie. À gauche, le chef d’escadron Olivier Tourangin ; à côté, le colonel Richard Pégourié ; derrière eux, une partie des effectifs. | Ouest-France

Le colonel Richard Pégourié, était dans les locaux de la brigade de Quimperlé (Finistère), jeudi matin. Pour l’inspection annuelle et pour féliciter quelques-uns des hommes de la compagnie de Quimperlé-Concarneau. Des hommes qui sont sous le commandement du chef d’escadron Olivier Tourangin.

Moment important pour les gendarmes de la compagnie de Concarneau-Quimperlé, hier matin, avec la venue du patron du département, pour l’inspection annuelle.

Après une revue des effectifs et La Marseillaise dans la cour de la brigade, le colonel Richard Pégourié a remis à neuf militaires une lettre de félicitations.

Le Maréchal des logis chef Ronan Brault a été distingué pour avoir démantelé un gros trafic de stupéfiants en Guyane. Un « travail de très grande qualité », a reconnu le colonel.

L’adjudant Julie Hors, l’adjudant Gwénaël Le Nigen et le gendarme Denis Coatmeur ont été félicités collectivement. Ils ont permis la résolution d’une affaire d’une vingtaine d’incendies volontaires.

4 000 interventions l’an passé

Les militaires félicités, en compagnie de Richard Pégourié, Olivier Tourangin et Bruno Le Pape, dans le cloître de la gendarmerie. | Ouest-France

Dans la foulée, Denis Coatmeur a reçu son diplôme d’OPJ (Officier de police judiciaire). « Le travail paye. La notion du mérite est très importante au sein de la gendarmerie », lui a dit le colonel Richard Pégourié.

Le maréchal des logis chef Estelle Le Saux, le maréchal des logis chef Olivier Gonzalez, et le gendarme Sylvain Victorin-Savin (qui quittera bientôt l’uniforme) ont mis fin à des faits de dégradations sur la voie publique, notamment dans des établissements scolaires. « Certes, ce ne sont pas des affaires marquantes. Mais avec votre sens du devoir, vous les avez résolues dans deux départements différents : le Finistère et le Morbihan. »

L’adjudant-chef Guy Toulliou et le gendarme Patrice Jamaa ont secouru une personne qui voulait mettre fin à ses jours, en se jetant dans l’Ellé, le 3 avril. « C’est la preuve que les gendarmes font plein de choses au quotidien. La compagnie de Quimperlé-Concarneau a effectué 4 000 interventions en tous genres, l’an passé. »

Après les récompenses, la réunion de travail. « Nous allons évoquer la gestion de nos missions. Nous voulons, notamment, améliorer notre relation de proximité avec la population », explique le colonel Pégourié, qui dirige 900 hommes répartis dans les six compagnies du département.

« Nous devons faire face au défi du terrorisme. Nous devons être capables d’intervenir partout à tous moments. Il y a également le maintien de l’ordre public. On le voit actuellement à Notre-Dame-des-Landes », poursuit-il.

Patrouilles nocturnes renforcées

Le colonel Richard Pégourié a salué, un à un, les gendarmes qui se sont illustrés dernièrement. | Ouest-France

En écho, le chef d’escadron Olivier Tourangin, a annoncé que « l’on verra de plus en plus de gendarmes à pied dans la ville. Pour être au contact avec la population, avec les commerçants. C’est ainsi que des affaires sont résolues, parce que nous obtenons des renseignements. À chaque fois que l’on peut établir le dialogue, au calme, c’est productif. »

Autre changement, la gestion nocturne. « Au lieu d’avoir deux gendarmes en patrouille sur un secteur, en fonction des faits, nous pourrons avoir jusqu’à neuf personnes pour une intervention immédiate. »

Cette « force de frappe » sera effective, à la fin de ce mois.

L’objectif : être plus efficace et « rassurer les gens. Mais ce sera aussi plus rassurant pour les gendarmes ».« Ce sera expérimenté sur l’ensemble du territoire de la compagnie. Et on s’en servira ensuite pour l’ensemble du département », reprend le colonel Pégourié.

La nuit, de 19 h à 8 h du matin, représente un tiers des interventions de la compagnie. « Durant les vacances scolaires, il y a les rassemblements de jeunes. Il faut aussi savoir que les délinquants se déplacent surtout la nuit. Nous avons donc une mission de surveillance », glisse Olivier Tourangin.

Mais s’ils travaillent plus la nuit, il faudra aussi des gendarmes le jour. « Avec les extractions judiciaires, les enquêtes, les interventions, sans parler du Tour de Bretagne cycliste bientôt ou du Tour de France en juillet, nous avons besoin de monde en journée. »

Sourcewww.ouest-france.fr

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