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Le - Procès du chauffard tueur de gendarme : Des propos glaçants et des interrogations

Procès du chauffard tueur de gendarme : Des propos glaçants et des interrogations

24/06/2020Camille

© actupenit.com

Le procès en appel de Loïc Gékière aux assises de Toulouse s’est ouvert ce lundi, il est soupçonné d’avoir foncé délibérément sur le Major Christian Rusig le 26 Novembre 2016, le militaire était décédé des suites de ses blessures.

Le collègue du Major Russig, Guy Garros, seul témoin de l’accident, a livré un témoignage précis. Comme le relate Le Parisien, il a expliqué avoir vu passer le véhicule de l’accusé et l’avoir reconnu car il avait été signalé une semaine avant pour un vol de pneumatique. Il explique qu’avant ce soir là il ne connaissait pas Loïc Gékière. Gyrophare allumé, ils le prennent en chasse. « Une fois sur le chemin de terre, nous avons vu la Lancia faire demi-tour et ses phares se sont retrouvés face à nous, confie-t-il. Christian Rusig est descendu, fusil en bandoulière, et a donné l’ordre de s’arrêter. J’ai vu la Lancia passer devant moi entre un petit arbre et notre véhicule puis j’ai entendu un grand boum et une accélération. Je ne voyais plus mon patron, alors je me suis avancé vers l’aile avant droite de la Lancia pour mettre en joue les deux occupants mais le conducteur accélérait toujours. C’est là que j’ai vu que Christian était sous la voiture, sa tête était au niveau de la roue avant gauche. »

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Le suspect soutient ne pas avoir vu le militaire, interrogé, Guy Garros répond « Il a eu le temps de fermer la portière, je ne pense pas qu’il ait trébuché avant le choc car je n’ai pas entendu de juron. J’étais focalisé sur la Lancia et mon collègue n’était pas dans mon champs de vision. Pour moi, c’est impossible qu’il n’ait pas vu le major, qui était une masse et portait des bandes réfléchissantes sur les bras et le torse. »

Après avoir entendu plusieurs gendarmes qui ont raconté la montée en puissance de Loïc Gékière au fil des années et son aversion des forces de l’ordre, l’accusé s’est emporté, levant les bras au ciel dans le box et injuriant la Cour. Une suspension de séance pour le calmer a été décidée par le juge.

Loïc Guékière sera entendu ce mercredi par la cour. Selon l’ancien commandant de gendarmerie il lui aurait déclaré le soir du drame ces propos glaçants « Je vous l’avais dit en février que cela ne se passerait pas comme ça. Ce soir, c’était lui ou moi ».

Source : actupenit.com

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