Articles

Le - Sur l’autoroute A10 avec les gendarmes de Loir-et-Cher (3/4)

Sur l’autoroute A10 avec les gendarmes de Loir-et-Cher (3/4)

Publié le 10/08/2020 à 06:25 | Mis à jour le 10/08/2020 à 06:25

FAITS DIVERS JUSTICE 

LA CHAUSSÉE-SAINT-VICTOR

Les « Premiers à marcher » du jour, Baptiste et Guillaume, participent au contrôle de vitesse avec leurs collègues du peloton motorisé de La Chaussée sur l’autoroute A10.
Les « Premiers à marcher » du jour, Baptiste et Guillaume, participent au contrôle de vitesse avec leurs collègues du peloton motorisé de La Chaussée sur l’autoroute A10.
© Photo NR

Les automobilistes contrôlés sont parfois… surprenants ! Certains par les explications avancées pour « justifier » leur infraction. D’autres par leur comportement. À l’instar de ces trois hommes de nationalité étrangère, contrôlés à 160 km/h sur l’autoroute A10 ce samedi de la mi-juillet. L’un d’eux a sorti une boîte de pâtisseries orientales pour en proposer aux gendarmes du peloton motorisé de La Chaussée-Saint-Victor, mais aussi aux autres conducteurs arrêtés pour excès de vitesse et verbalisés au péage de Blois. Baptiste, « Premier à marcher » (PAM) de l’après-midi avec Guillaume, décline l’offre, tout comme l’ensemble des personnes présentent. Les trois hommes sont repartis avec leurs gâteaux… et une amende !

Quand on voit les motards, c’est trop tard !

Pas d’intervention particulière sur l’autoroute nécessitant la présence des « PAM ». Alors Baptiste et Guillaume se joignent à leurs collègues qui effectuent un contrôle de vitesse. Les contrevenants sont escortés par les motards jusqu’au péage de Blois où ils sont verbalisés. L’un des automobilistes frôle le grand chelem. Excès de vitesse, pas de permis, dépistage stup’ positif ! Parti de Chatellerault, il se rendait à Paris avec deux amis, dont l’un est titulaire du permis mais est assis à l’arrière ! Oublié le shopping à la capitale, direction la caserne du peloton motorisé de La Chaussée-Saint-Victor pour une audition. L’homme sera entendu une seconde fois après le retour du laboratoire des prélèvements salivaires réalisés par les gendarmes. L’automobiliste n’a pas nié sa faute une seule seconde.
Ce n’est pas le cas de tous. Certains se montrent surpris quand les gendarmes leur annoncent la vitesse relevée. Et le « quand j’ai vu les motards, j’étais à 140 pas plus » revient quelquefois. Sauf que quand on voit les motards, c’est trop tard ! Ce n’est plus à ce moment-là qu’il faut lever le pied.
La majeure partie des conducteurs en infraction ce jour-là sait très bien pourquoi ils sont arrêtés. Même s’ils ont parfois tendance à minimiser la vitesse à laquelle ils pensaient rouler. Et certains ne perdent le sens de l’humour, si l’on peut dire. « Vous étiez à 166 km/h », indique le gendarme. « Ça fait combien retenus ça ? » demande le conducteur. « 157 », répond le militaire. « Je savais bien que je ne roulais pas si vite que ça ! » en sourit le contrevenant. « C’est une façon de voir les choses… » lui rétorque le gendarme.
Ce week-end-là, le plus gros excès de vitesse enregistré était de 185 km/h au lieu de 130. Mais jusqu’à présent, le « record » revient au conducteur d’une Ferrari qui avait été pris au mois de juin à 270 km/h !

VERGNE

Florence VERGNE

Journaliste, rédaction de Blois

SES DERNIERS ARTICLES

Source : www.lanouvellerepublique.fr

Partagez cet article !