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Le - Sur les côtes du Trégor, SNSM et gendarmerie veillent

Publié le 06 août 2021 à 12h00 Modifié le 06 août 2021 à 19h16

Sur les côtes du Trégor, SNSM et gendarmerie veillent

Mardi 3 août, la SNSM de Trégastel – Île-Grande, a procédé à un exercice en mer, en coopération avec la gendarmerie. Un entraînement récurrent durant la période estivale, pour renforcer la surveillance civile du littoral, très fréquenté pendant les vacances.

La SNSM et la gendarmerie s’entraînent en mer

C’est par un temps quelque peu maussade que la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM) de la station de Trégastel – Île-Grande, a effectué un exercice avec la gendarmerie, mardi 3 août dans l’après-midi, au large de la plage de Pors Gelen à Pleumeur-Bodou.

Des entraînements avec la gendarmerie pendant l’été

Un entraînement devenu quasi hebdomadaire durant les mois de juillet et août – comme le confie Sébastien Juhel, patron titulaire de la station, qui est responsable des sorties en mer – et important pendant la saison estivale, alors que les plages de la Côte de Granit Rose s’emplissent de touristes et vacanciers. En cette période de vigilance accrue, un hélicoptère de la gendarmerie de Rennes, son pilote, accompagné d’un plongeur et d’un opérateur de bord, sont détachés à l’aérodrome de Lannion, tout l’été, pour intervenir sur l’ensemble des côtes du département. Car les Côtes d’Armor ne disposent pas d’un hélicoptère destiné à la surveillance civile.

SNSM de Trégastel Ile Grande
Durant l’exercice, le plongeur de la gendarmerie est hélitreuillé sur le bateau de la SNSM. L’opérateur de bord, veille, depuis l’hélicoptère à la sécurité du plongeur. (Le Télégramme/Nicolas Melan)

Direction le large, après un échange à terre entre les gendarmes et les bénévoles de la SNSM, qui attire l’attention des nombreux passants : « Toutes les semaines, c’est l’attraction », sourit Sébastien Juhel. L’exercice du jour (voir vidéo) a pour but de coordonner en pleine mer, le bateau semi-rigide de la SNSM et l’hélicoptère, afin d’hélitreuiller un plongeur sauveteur en toute sécurité, dans l’optique d’évacuer une personne blessée. Une manœuvre délicate, car le véhicule de la gendarmerie doit se stabiliser à une dizaine de mètres au-dessus de l’eau seulement.

SNSM de Trégastel Ile Grande
La SNSM de Trégastel – Île-Grande est équipée d’un bateau semi-rigide, adapté au territoire marin, peu profond, que couvrent les sauveteurs. « Nous ne sommes pas équipés pour intervenir au large, chaque station à sa spécificité », explique Sébastien Juhel. (Le Télégramme/Nicolas Melan)

22 interventions depuis le début de l’année

Depuis le début de l’année, les 18 sauveteurs bénévoles de la station ont procédé à 22 interventions en mer. « Ça peut être des bateaux en panne, des personnes blessées en mer, des promeneurs surpris par la marée. Il y a peu, on a secouru deux touristes qui se sont retrouvés isolés sur un rocher, des Marseillais », illustre Sébastien Juhel « Dans l’année on effectue en moyenne 30 à 35 interventions ». L’été la surveillance est renforcée avec des sorties en mer préventives, « lors des périodes de vacances et week-end, lorsqu’il fait beau et au moment des grandes marées. Un coefficient supérieur à 100 peu être accidentogène », poursuit Sébastien Juhel. Cinq surveillants sont également en charge des plages du Coz Pors et de la Grève Blanche, durant juillet août. Il s’agit de contrats passés entre les mairies et la SNSM.

SNSM de Trégastel Ile Grande
En plus des entraînements avec la gendarmerie, les sauveteurs de la SNSM pratiquent régulièrement des simulations de sauvetage afin de rester opérationnels. (Le Télégramme/Nicolas Melan)

En cas d’alerte, le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (Cross) contacte les sauveteurs disponibles via une application mobile. La station de Trégastel Île-Grande accueille régulièrement les sauveteurs bénévoles d’autres stations SNSM pour des sessions de formations : « Nous en avons une prévue en octobre avec des stations bretonnes, Dinard, Locquirec… », explique Bruno Raguenes, président de la station. Les dons des particuliers ont permis à la station de remplacer leur treuil électrique. Le nouveau, installé depuis un mois, d’une valeur de 20 000 euros, permet de mettre à l’eau le bateau en quatre minutes au lieu de huit.

Source : www.letelegramme.fr

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