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Le - Trafic d’armes : un gendarme visé par une enquête judiciaire

Trafic d’armes : un gendarme de Maine-et-Loire visé par une enquête judiciaire

Un gendarme de Maine-et-Loire est visé par une enquête judiciaire après la disparition d’une mitrailleuse stockée en mairie de Rochefort-sur-Loire, près d’Angers (Maine-et-Loire). Le site Mediapart révèle que le militaire a été mis en examen pour trafic d’armes.

Selon Médiapart, le journal d’investigation en ligne, un adjudant-chef de la gendarmerie de Maine-et-Loire aurait réussi à s’approprier une mitrailleuse allemande de la Première Guerre mondiale, en s’offrant la confiance de la maire d’une commune près d’Angers.
Selon Médiapart, le journal d’investigation en ligne, un adjudant-chef de la gendarmerie de Maine-et-Loire aurait réussi à s’approprier une mitrailleuse allemande de la Première Guerre mondiale, en s’offrant la confiance de la maire d’une commune près d’Angers. | BÉATRICE LE GRAND / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Maël FABRE 

Publié le 08/06/2024 à 16h04

Une arme de guerre introuvable, une maire qui ne comprend pas ce qui lui arrive et un gendarme mis en examen. Médiapart  révèle, ce samedi 8 juin, qu’un adjudant-chef de la gendarmerie de Maine-et-Loire aurait réussi à s’approprier une mitrailleuse allemande de la Première Guerre mondiale en s’offrant la confiance de la maire d’une commune du département.

Un bon de sortie pour l’enlèvement d’une arme

Les faits auraient débuté au milieu de l’hiver 2023, lorsqu’au groupement de gendarmerie du département, situé au Nid-de-Pie, à Angers, « une enveloppe de 5 000 € déposée dans la salle des scellés disparaît » , affirme Médiapart. Le colonel Tanguy Landais, alors patron du groupement, alerte le procureur de la République d’Angers et décide de procéder à une première vérification.

Lorsque le service chargé d’enquêter tire sur la pelote de laine, il va découvrir « un bon de sortie pour l’enlèvement d’une mitrailleuse en mairie de Rochefort-sur-Loire. L’arme de guerre est cependant introuvable dans la caserne » , indique Médiapart. Selon nos informations, la disparition de l’enveloppe n’aurait rien à voir avec l’affaire de la mitrailleuse et la mise en examen du gendarme. « Il s’agit de plusieurs enquêtes distinctes » , précise une source judiciaire.

Dans l’affaire de la disparition de l’arme, un adjudant-chef est rapidement identifié. Il s’agit d’un gendarme qui a officié à la communauté de brigade de Saint-Georges-sur-Loire, présenté comme un historien local qui s’est intéressé de près aux victimes civiles et militaires de la Libération, en août 1944, dans le Maine-et-Loire. C’est avec les deux casquettes qu’il se serait rendu à la mairie de Rochefort-sur-Loire pour tenter de récupérer un trésor : une mitrailleuse allemande de la Première Guerre mondiale, conservée dans une petite pièce.

Des armes retrouvées au domicile de l’adjudant-chef

Le gendarme va alors tenter de mettre la main dessus en faisant appel à un ami, un expert en armes anciennes et armurier à Angers. Ils récupèrent l’arme en mairie et prennent le soin d’envoyer, quelques semaines plus tard, des photos à la maire de l’époque, Sandrine Papin-Drala. « Mais elle ne verra jamais la couleur de l’argent de la revente de l’arme » , précise Médiapart.

Le journaliste qui a investigué précise que « la Maschinengewehr 08/15, arme allemande de calibre 7,62, capable de tirer de 400 à 500 coups avec une portée de 400 mètres, est retrouvée, début janvier 2023, lors d’une perquisition dans le garage du mis en cause. Avec d’autres pièces : des armes de poing de catégorie B et un fusil de chasse. »

Le gendarme mis en cause a été radié de la gendarmerie en début d’année 2024.

Source : www.ouest-france.fr

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