Articles

Le - Vols massifs de vêtements sur Vire : prison ferme

Vols massifs de vêtements sur Vire : prison ferme

Le 3 août 2019, la gendarmerie de Vire contrôle une Laguna parce que le conducteur ne porte pas la ceinture. Ils y découvrent 315 vêtements d’enfants fraîchement dérobés.
Le 3 août 2019, la gendarmerie de Vire contrôle une Laguna parce que le conducteur ne porte pas la ceinture. Ils y découvrent 315 vêtements d’enfants fraîchement dérobés. | ARCHIVES

Ouest-France

Publié le 06/08/2019 à 14h15

Le 3 août 2019, la gendarmerie de Vire contrôle une Laguna parce que le conducteur ne porte pas la ceinture. Ils y découvrent 315 vêtements d’enfants fraîchement dérobés.

Le 3 août 2019, la gendarmerie de Vire contrôle une Laguna parce que le conducteur ne porte pas la ceinture. Or, la Laguna avait été signalée sur des lieux de vols à l’étalage près de Nantes, et une fiche de recherche avait été émise. Les gendarmes découvrent que les deux occupants ont commis des vols dans des commerces de Vire.

Ils transportent 315 vêtements d’enfants fraîchement dérobés selon une technique bien rodée par la passagère de 47 ans. Dans la voiture, se trouvent 2 595 € en liquide. La femme a sur elle 237 €. Le conducteur de 22 ans s’est contenté de l’acheminer depuis Nantes et de faire le guet.

Tous deux viennent du Daghestan (Fédération de Russie). Elle réside en France depuis 2009, et a échoué à obtenir l’asile politique. Elle a trois mentions au casier pour vols. Lui est arrivé en France il y a un mois. Elle prétend n’avoir aucun revenu, et avoir voulu envoyer les vêtements pour ses petits-enfants restés au Daghestan. Sauf que le 1er août, elle a été condamnée une quatrième fois, en son absence, à La Roche-sur-Yon (Vendée), pour des vols commis en mars. « C’est exactement le même dossier. Vous volez des vêtements qu’on trouve dans la voiture, vous vous faites conduire par un jeune homme, vous parlez de vos petits-enfants. C’est un mode opératoire de vol organisé et prémédité », lui fait remarquer la présidente, Pascale Viaud.

« On n’a aucun indice sur ce qu’elle fait en France. Il faut stopper cette razzia qui doit alimenter d’autres trafics », expose le vice-procureur, Benoît Jeanne.

Me Moisan défend le jeune complice : « Il est arrivé il y a un mois. Il n’est pas au courant de toute cette organisation. Il a accepté de la conduire. Aux gendarmes, il a présenté son permis de conduire russe, et sa demande d’asile existe, ça a été vérifié. »

Me Rihouet plaide pour la prévenue : « Elle n’a pas de domicile fixe et elle est réfugiée politique. Ce n’est pas l’instigatrice, mais un tout petit maillon au bout de la chaîne, qui est en grande précarité. »

Elle est condamnée à neuf mois de prison ferme avec mandat de dépôt et son complice à quatre mois avec sursis. La Laguna est confisquée.

Source : www.ouest-france.fr

Partagez cet article !