Des tirs de mortiers contre une voiture de gendarmerie à Maizières-lès-Metz

Publié le30/08/2026 à 12h04
Des tirs d’artifices et de mortiers ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche 30 août dans le quartier de Val Maidera à Maizières-lès-Metz. Les forces de l’ordre ont été prises à partie selon le Parquet. Aucun blessé n’est à signaler. Une enquête est ouverte et confiée à la brigade de recherches de Metz.
Dans la nuit du samedi 29 au dimanche 30 août, plusieurs incidents ont eu lieu dans le quartier de Val Maidera à Maizières-lès-Metz. Des tirs de mortiers et d’artifices ainsi que des feux de poubelles ont été signalés. La gendarmerie a été prise pour cible.
Un premier épisode avant minuit
Aux alentours de 23h30 samedi 29 août, les forces de l’ordre sont appelées pour intervenir dans le quartier de Val Maidera à Maizières-lès-Metz. Une vingtaine de personnes font du bruit et usent de feux d’artifice. Selon le Procureur de la République, le « quartier est connu pour être le théâtre d’incidents« . La gendarmerie réalise alors des contrôles sur les jeunes présents.
Tout laisse à penser que c’était pour faire venir les forces de l’ordre.Procureur de la République de Metz
L’affaire aurait pu s’arrêter là. Mais à trois heures du matin, un nouveau problème est signalé à la gendarmerie. Des jeunes cagoulés et “préparés”, selon le Parquet, mettent le feu à des poubelles. “Tout laisse à penser que c’était pour faire venir les forces de l’ordre. C’est l’un des aspects le plus inquiétant” souligne le Procureur.
Quand les pompiers et les gendarmes arrivent sur place, ils vont essuyer des tirs de feux d’artifice et des tirs de mortiers. Le Préfet et le Général de la gendarmerie se sont rendus sur place tôt dans la matinée. Il n’y a pas eu de blessé, les dégâts sont simplement matériels sur une voiture de gendarmerie d’après nos informations.
Une enquête est ouverte
Pour l’heure, il n’y a pas d’interpellation. Le parquet ignore si les jeunes du premier incident sont les mêmes que pour le second. Une enquête est ouverte et confiée à la brigade de recherches de Metz qui va exploiter les images des caméras de vidéosurveillances et recueillir des témoignages. « C’est suffisamment préoccupant pour savoir qui mettre en cause » confie le Parquet.
Source : france3-regions.franceinfo.fr