Coup de feu dans la gendarmerie de Font-Romeu : le gardé à vue présente « des fragilités psychologiques »
Publié le mardi 9 septembre 2025 à 16:25
Le mercredi 3 septembre, un interrogatoire dégénère dans les locaux de la gendarmerie de Font-Romeu et un militaire tire sur l’homme mis en cause. Plusieurs éléments révèlent le profil d’un individu qui présente « des fragilités psychologiques ».
On en sait plus sur Remy D., l’homme de 31 ans qui s’est fait tirer dessus lors de sa garde à vue dans la gendarmerie de Font-Romeu, le mercredi 3 septembre dernier.
Convoqué pour menace de mort sur magistrat
Ce jour-là, Remy D. est placé en garde à vue à Mont-Louis, dans le cadre d’une enquête préliminaire pour « menace de mort ou d’atteinte aux biens dangereuse pour les personnes à l’encontre d’un magistrat ou juré ». L’affaire concerne un magistrat d’Orléans. Lors de sa première audition dans la région du Val de Loire, l’individu mis en cause avait passé une visite médicale et un psychiatre avait constaté des « fragilités psychologiques« .
Dans la même journée, l’individu est finalement transféré à Font-Romeu car la justice envisage un déferrement à Perpignan. Selon le parquet, c’est en comprenant qu’il allait probablement être mis en examen que le trentenaire devient incontrôlable. Il tente de saisir l’arme de l’un des deux gendarmes et les frappe violemment. Les gendarmes ripostent avec leurs bâtons télescopiques. Finalement, l’un des deux militaires utilise son arme de service et le blesses dans l’abdomen.
Gendarmes blessés et gardé à vue toujours en réanimation
Les gendarmes ressortent sérieusement blessés de cet interrogatoire qui a dégénéré : nez et mâchoire fracturés, des plaies suturées… Au total, trois jours d’Interruption temporaire de travail ont été prescrits à chacun d’eux.
L’homme de 31 ans, lui, est toujours hospitalisé en service de réanimation à l’hôpital de Perpignan. Son état est désormais stable, mais son pronostic vital a été engagé pendant plusieurs heures. Deux jours après cette agression, le vendredi 5 septembre, il s’est réveillé et a brièvement échangé avec les équipes médicales. Mais le trentenaire était tellement agité que les médecins ont dû le rendormir.
Deux enquêtes sont actuellement en cours. La première, sur les circonstances de cette violente bagarre, est menée par la brigade de Céret. La deuxième concerne spécifiquement l’utilisation de l’arme de service par le gendarme. Elle est menée par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), qui espère auditionner Remy D. dès que son état le permettra.
Source : www.francebleu.fr