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Essonne : Accusés de corruption avec un homme d’affaires, deux gendarmes en garde à vue

ENQUÊTE • Mardi matin, deux gradés de la gendarmerie de Saint-Germain-lès-Corbeil (Essonne) ont été interpellés dans le cadre d’une enquête de l’IGGN qui dure depuis six mois

Les enquêteurs de l’IGGN poursuivent leur enquête concernant le traitement de faveur de deux gendarmes envers un riche homme d'affaires (Photo d'illustration)
Les enquêteurs de l’IGGN poursuivent leur enquête concernant le traitement de faveur de deux gendarmes envers un riche homme d’affaires (Photo d’illustration) - CHINE NOUVELLE/SIPA

Hervé Vila pour 20 Minutes

Dans le cadre d’une enquête de la section de recherches de Paris et de l’inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN), deux gradés de la gendarmerie de Saint-Germain-lès-Corbeil (Essonne) ont été interpellés mardi matin. Selon Le Parisien, il leur est reproché d’avoir favorisé les affaires d’un riche investisseur.

L’affaire porterait sur des faits de corruption active et passive, révélations d’information sur une enquête ou une instruction en cours et détournement de la finalité de traitement de fichiers.

50 gendarmes mobilisés depuis près de six mois

Trois hommes ont été interpellés dans le cadre de cette affaire. Il s’agit du responsable de la brigade et de son adjoint, un major et un adjudant-chef. Le troisième placé en garde à vue est un entrepreneur en vue dans l’Essonne. Depuis six mois, 50 militaires de la gendarmerie enquêtent sur un riche homme d’affaires ayant investi dans un centre de tir et une armurerie de la région.

Deux gendarmes sont mis en cause pour avoir fait preuve d’un intérêt et d’une diligence toute particulière pour les plaintes déposées par le riche armurier contre ses concurrents. Ce dernier souhaitait récupérer leurs entreprises de l’Essonne et de Seine-et-Marne. Il aurait également récompensé grassement les militaires concernés. Un bien immobilier de 400.000 euros et 48.000 euros sur des comptes bancaires ont d’ailleurs été saisis sur ordre du parquet dans le cadre de cette affaire. Désormais, les téléphones et ordinateurs des accusés vont être analysés en vue d’un renvoi vers le tribunal correctionnel.

Source : www.20minutes.fr