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Le - Saisi par les gendarmes, un fusil rare datant de la Première Guerre mondiale est offert à un musée

Saisi par les gendarmes, un fusil rare datant de la Première Guerre mondiale est offert à un musée

Un fusil américain M1917 Enfield a été saisi par la gendarmerie de Mars-la-Tour, dans le cadre d’une procédure judiciaire. Ne voulant se résoudre à détruire cet objet chargé d’histoire, les militaires et le parquet de Briey ont cherché une solution…

Marie Koenig 

Aujourd’hui à 17:00

Un fusil de la Première Guerre mondiale, saisi par les gendarmes de Mars-la-Tour dans le cadre d’une enquête judiciaire, a été offert à un musée des Ardennes.  Photo CD08
Un fusil de la Première Guerre mondiale, saisi par les gendarmes de Mars-la-Tour dans le cadre d’une enquête judiciaire, a été offert à un musée des Ardennes.  Photo CD08

La gendarmerie de Meurthe-et-Moselle a mis en lumière, sur ses réseaux sociaux, un événement peu commun : le 19 juin dernier, « les gendarmes de Mars-la-Tour tombaient sur un fusil rare », un modèle M1917 Enfield datant de la Première Guerre mondiale. Cette arme (accompagnée de sa baïonnette), saisie dans le cadre d’une procédure judiciaire, a été remise à un musée des Ardennes.

En effet, les militaires et le parquet de Val de Briey semblent s’être entendus sur le fait qu’il aurait été dommage de procéder à sa destruction, comme c’est le cas dans des affaires de détention illicite d’armes. Aussi, il a fallu trouver à qui proposer l’objet chargé d’histoire, en bon état de conservation. Les recherches du parquet l’ont mené au musée Guerre et Paix, de Novion-Porcien dans les Ardennes , à quelque 200 kilomètres de là.

Une tenue de déporté

Ce musée, qui retrace l’histoire des trois dernières guerres, a immédiatement accepté. Le service communication du conseil départemental des Ardennes précise que « les dons d’armes sont assez rares mais le musée accueille chaque année une quarantaine de dons. » Il s’agit plus régulièrement de documents d’archives. « J’ai aussi en souvenir un don qui m’avait marqué : une tenue de déporté », confie une responsable du service.

Aujourd’hui, le précieux fusil est encore en réserve, « il attend sa restauration », et entrera dans le parcours du musée dans un second temps, pour être présenté au public.

Source : www.republicain-lorrain.fr