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Le - Qu’est-ce que le « swatting », cette pratique qui a contraint les gendarmes à intervenir

Qu’est-ce que le « swatting », cette pratique qui a contraint les gendarmes à intervenir pour une alerte à la bombe à Lantosque ?

La gendarmerie a été mobilisée jeudi 15 janvier 2026 à Lantosque pour une alerte à la bombe qui s’est révélée être une invention destinée à provoquer un déplacement des forces de l’ordre

Grégory Leclerc

CRÉÉ LE 19 janvier 2026 • 14:03

MIS À JOUR LE 19 janvier 2026 • 14:03


Jeudi 15 janvier dernier, un important dispositif de gendarmerie a été déployé à Lantosque après un appel malveillant signalant la présence d’engins explosifs.

Jeudi 15 janvier dernier, un déploiement de gendarmes a surpris les habitants de Lantosque. Un appel venait de parvenir au 17, signalant la présence supposée de plusieurs engins explosifs dans le village. Selon les déclarations de l’appelant, ces explosifs auraient été disséminés dans le but d’intimider les forces de l’ordre, sur fond de litige personnel.

L’intervention s’est déroulée en deux temps. Un dispositif de sécurisation a été mis en place par les militaires de la communauté de brigades de Saint-Martin-Vésubie, soit quatre hommes, épaulés par sept militaires du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de Gilette, appuyés par un maître-chien.

Une reconnaissance minutieuse des lieux a été conduite afin de lever tout doute et garantir la sécurité des habitants. Les vérifications menées par un militaire spécialisé, puis par le chien entraîné à la recherche d’explosifs, ont finalement permis de confirmer qu’aucun engin pyrotechnique n’avait été déposé.

L’auteur interpellé à l’aéroport

Parallèlement, l’auteur présumé des faits, un homme sans domicile fixe, a été interpellé au terminal 1 de l’aéroport de Nice par la brigade anti criminalité, avant d’être placé en garde à vue par les militaires de la compagnie de gendarmerie départementale de Puget-Théniers.

« L’individu est soupçonné d’avoir procédé à une fausse dénonciation, une pratique connue sous le nom de « swatting », consistant à déclencher abusivement l’intervention des forces de sécurité et de secours », indique la gendarmerie. Une pratique répandue aux Etats-Unis (Le Swat est une unité d’intervention américaine).

Le suspect s’est vu remettre une convocation en justice pour délit « de divulgation d’information fausse de sinistre de nature à provoquer l’intervention des secours », faits qu’il a reconnus. Le code pénal réprime sévèrement le « swatting ». L’article 322-14 du code pénal stipule qu’il est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende.

Source : www.nicematin.com