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Le - A Amiens, la gendarmerie forme les futurs ambulanciers à la sécurité routière

« Un rappel ne fait jamais de mal » : à Amiens, la gendarmerie forme les futurs ambulanciers à la sécurité routière

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Les futurs ambulanciers diplômés d’Etat ont été sensibilisés à la sécurité routière, ce lundi, au CHU Amiens-Picardie. © Radio France – Louise Jouveshomme

Louise Jouveshomme

Publié le lundi 16 février 2026 à 18:06Mis à jour le mardi 17 février 2026 à 10:47

Depuis trois ans, l’Institut de Formation des Ambulanciers d’Amiens propose à ses élèves une sensibilisation à la sécurité routière, en partenariat avec la gendarmerie. L’occasion de revenir sur les infractions communes et celles qui sont propres à la conduite de véhicules prioritaires.

« Est-ce que la sirène à l’américaine est autorisée pour des ambulances privées ? » Thibault a 31 ans. Avant de suivre cette formation au CHU Amiens-Picardie pour devenir ambulancier diplômé d’État, il travaillait en tant qu’auxiliaire ambulancier – chargé de conduire le véhicule. « Je pose la question, parce que dans l’entreprise où je travaillais, on avait une sirène à l’américaine », justifie-t-il. La réponse tombe : les sirènes homologuées sont à deux tons (le « pin-pon » des pompiers) ou trois. Les autres ne sont que tolérées.

Bonnes pratiques sur le terrain

Ils sont nombreux à vérifier, comme Thibault, la justesse de leurs pratiques auprès de l’adjudant Stoquart, du peloton motorisé d’Amiens. Depuis 9h, celui-ci revient sur les obligations de tout conducteur, et sur celles plus spécifiques d’un ambulancier.

« On revient de stage en entreprise d’ambulances », explique Chloé, qui se réoriente après une carrière en crèche, « alors c’est l’occasion de poser toutes les questions qu’on a pu avoir sur le terrain. » Par exemple, lorsque ses collègues ont mis la sirène pour aller chercher un patient sur appel d’un médecin : « je me disais bien qu’on n’avait pas le droit.  » Seule une ambulance avec un patient et missionnée sur le SAMU peut allumer sirène et gyrophares pour être considérée comme un véhicule prioritaire.

Responsabilité du métier

Lorsqu’ils sont en binôme avec des auxiliaires ambulanciers, les ambulanciers diplômés d’État sont à l’arrière, avec le patient. Ils ne conduisent donc pas régulièrement, mais Géraldine Coste, infirmière formatrice à l’IFA depuis quatre ans, tient à ce module de sécurité routière. « Ce rappel de loi est important, parce que l’ambulancier diplômé d’État est responsable du patient, du véhicule, et de son collègue.  » Et l’uniforme bleu de la gendarmerie est plus convaincant, selon elle, que sa blouse d’infirmière.

En quittant la pièce, les futurs ambulanciers remercient le militaire : « C’est un moment d’échange », sourit celui-ci. C’est la troisième fois que l’adjudant Stoquart assure cette formation, et chaque fois, il profite du retour d’expérience des élèves de l’Institut de Formation des Ambulanciers (IFA), qui pour beaucoup étaient auxiliaires ambulanciers et conduisent beaucoup. En plus, « les gens nous voient autrement que quand ils se rangent sur le bord de la route, en se demandant s’ils ont fait une bêtise.« 

Le peloton motorisé de la gendarmerie réalise aussi des actions de prévention auprès d’entreprises de transports en commun, par exemple.

Source : www.francebleu.fr