« J’allais partir en vacances ! » : les gendarmes se trompent d’étage, détruisent sa porte blindée et la laissent payer pour les dégâts
Les forces de l’ordre se sont trompées de porte. (Illustration) Envato
Publié le 09/07/2026 à 15:31
Article rédigé par Lucie BERRUBE-NAVARRO
Une intervention de gendarmerie a viré à la méprise mercredi à Marseille, dans le 10e arrondissement, lorsque des militaires ont fracturé la porte du mauvais appartement. Visant un suspect un étage plus haut, l’assaut a traumatisé une famille et détruit l’entrée, laissant les frais de réparation à la charge des victimes.
Une intervention de gendarmerie a viré à la méprise mercredi matin à Marseille. Vers 6 heures, des militaires de la brigade de recherches de Salon-de-Provence ont forcé la porte d’un appartement d’une résidence du quartier Saint-Loup, dans le 10ᵉ arrondissement, pensant interpeller un suspect. Mais ils s’étaient trompés d’étage.
« Ils cherchaient un homme qui ne ressemblait pas du tout à mon mari, alors ils ont tout de suite compris », raconte Céline, l’occupante des lieux, encore sous le choc à La Provence. Selon elle, la configuration particulière de l’immeuble a induit les gendarmes en erreur. « On habite au premier mais quand on prend l’escalier, il y a un décalage, il faut en fait monter au deuxième étage ».
« Ils ont gentiment tapé à la porte »
Après avoir réalisé leur erreur, les militaires se sont dirigés vers le bon appartement, où le suspect a finalement été interpellé. « Mais là, ils ont gentiment tapé à la porte. Et on leur a ouvert ! », souffle la mère de famille à nos confrères, dont la porte blindée, son encadrement et une partie de la cloison ont été détruits.
Avant de quitter les lieux, les gendarmes lui ont remis un document expliquant la procédure d’indemnisation. En attendant un éventuel remboursement, les réparations restent toutefois à sa charge. « Je n’ai pas un bras et demi à dépenser pour une nouvelle porte blindée, j’allais partir en vacances ! », déplore-t-elle. Elle précise également que sa mère de 72 ans, cardiaque, ainsi que son enfant de deux ans se trouvaient dans l’appartement au moment de l’intervention.
L’habitante a depuis déposé plainte et tente de sécuriser son logement. « L’erreur est humaine, mais […] ils pourraient bien avoir un maçon pour réparer les dégâts qu’ils font quand ils se trompent, au lieu de nous laisser en plan ! », estime-t-elle.
Source : www.midilibre.fr