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Des gendarmes déployés dans les TER pour soutenir les contrôleurs : « ça permet de calmer les ardeurs de certains »

Des gendarmes réservistes seront déployés dans les TER de la région pendant un ans.

Des gendarmes réservistes seront déployés dans les TER de la région pendant un ans. • © David Segal / France Télévisions

Daphnée Capaces

Publié le15/07/2026 à 18h04 Mis à jour le15/07/2026 à 18h09

C’est une première en Bourgogne-Franche-Comté. pendant un an, des gendarmes réservistes épauleront les contrôleurs à bord des TER. Une expérimentation qui vise à sécuriser et prévenir les actes d’agression. Une aide appréciée des contrôleurs mais aussi des usagers.

« Monsieur est réfractaire. Il ne veut pas payer, il n’a pas de pièce d’identité et il n’a pas de billet« , rapporte à ses collègues le chef Laurent, gendarme. Dans ce TER à destination de Paris-Bercy, ce passager a été contrôlé sans billet valable. S’il refuse d’abord de régulariser sa situation, face aux gendarmes présents à bord, il finit par présenter ses papiers.

Les gendarmes procèdent au contrôle d'un passager récalcitrant.

« Les contrôleurs nous sollicitent pour procéder à la vérification de l’identité de l’individu. C’est un cas typique d’assistance à bord des trains quand les contrôleurs n’arrivent pas à obtenir de documents« , explique l’adjudant de réserve Sébastien.

Assurer la sécurité des passagers et des contrôleurs

Ces patrouilles de trois gendarmes, c’est une première en Bourgogne-Franche-Comté. Pendant un an, elles seront déployées sur tout le réseau TER de la région. Ce 15 juillet, vous avez pu les croiser à Beaune, Montbard ou encore Dole. L’objectif de cette expérimentation menée par la région, la SNCF et la gendarmerie nationale ? Assurer la sûreté des passagers à bord et celle du personnel qui effectue ses missions. « On va interpeller les auteurs qui commettent des infractions délictuelles ou autre. Car il peut très bien y avoir des vols, des agressions, des individus virulent ou récalcitrant envers le personnel de la SNCF« , détaille l’adjudant de réserve Sébastien.

L'adjudant de réserve Sébastien en pleine intervention.

Coût total de l’opération : 118 000 euros. Tous ces gendarmes sont réservistes, comme Taha, 32 ans. Il fait partie des 300 agents mobilisés lors des heures de forte affluence. Une grande équipe qui, pour l’occasion, a reçu une formation spéciale : « On a des formations spécifiques pour intervenir dans les trains. Après on est aussi entraînés en continu toute l’année sur nos différentes missions. On garde toujours les mêmes réflexes de sécurité« , explique Taha.

« C’est une très bonne chose de sentir qu’il y a de la surveillance et de l’accompagnement »

Un dispositif qui facilite les missions des contrôleurs : « C’est facilitant en termes de procédure. Quelqu’un qui d’abord ne veut pas présenter de documents le fait finalement plus facilement avec la présence des gendarmes. Ces réservistes, c’est un outil en plus« , assure Cédric Mourot. Mais côté passagers aussi, ce nouveau système ravi. « C’est une très bonne chose de sentir qu’il y a aussi, dans cet espace-là, de la surveillance et de l’accompagnement. Surtout quand on est toute seule ou qu’on voyage avec un enfant », affirme une mère de famille.

Cette nouvelle mesure est globalement bien accueillie par les voyageurs qui saluent une sécurité supplémentaire.

Mais pour d’autres, le constat est plus nuancé : « je trouve ça un peu dommage qu’on ait besoin d’avoir des gendarmes pour sécuriser les contrôles« , commence cette jeune femme avant de poursuivre : « mais je trouve que c’est une bonne chose. Parfois les personnes ne s’arrêtent pas en voyant les contrôleurs, ils ont besoin de voir les gendarmes pour le faire. Ça permet de calmer les ardeurs de certains.« 

Une opération qui pourrait être prolongée en cas de succès, car ces contrôles permettent aussi de prévenir toute forme de trafic. L’année dernière, une centaine d’incidents avaient été comptabilisés à bord des trains Mobigo.

Source : france3-regions.franceinfo.fr