« Avant j’aurais été incapable de vous parler, de sourire » : des stages de reconstruction originaux pour les gendarmes blessés dans l’exercice de leurs fonctions

Publié le13/09/2026 à 17h27
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Des blessés physiques et psychologiques de la gendarmerie ont participé, en binôme avec un chien à des ateliers organisés au Grau-du-Roi, dans le Gard. Objectif : se reconstruire après un stress post-traumatique.
Tenir un chien en laisse sur une planche de paddle. Un exercice périlleux pour instaurer la confiance entre l’animal et leur maître du jour : des gendarmes de métier. Amandine, en binôme avec Thor, a vécu un drame dans l’exercice de ses fonctions. « J’ai été percutée par un véhicule. Je souffre d’un stress post-traumatique assez important et j’ai besoin de trouver un apaisement différent de la médication », explique-t-elle
Confiance réciproque, apaisement
Au fil des exercices la confiance s’installe. Le chien apaise et redonne de l’assurance. « En tant que blessée, j’étais contente de pouvoir faire ce premier stage pour pouvoir ressentir tout ce bonheur et pour sortir de sa zone de confort. Avant, j’aurais été incapable de vous parler et d’avoir ce sourire et cette joie », ajoute Dalila, blessée de la Gendarmerie nationale.
Ce stage de trois jours en binôme est dispensé par Audrey. Blessée en service, elle s’est reconstruite grâce aux chiens de travail. Et l’association phénix qui soutient les blessés de la gendarmerie lui fait confiance.
Flairer le stress
« Le chien va pouvoir, de par sa formation et ses capacités, détecter même avant nous-mêmes que l’on est dans un moment de dissociation de stress aiguë et il va venir apporter son propre soutien par sa présence, en se collant. Il a un deuxième avantage : il va pouvoir recréer un lien social », conclut Patrick, de l’association « Les Phénix de la gendarmerie ».
L’objectif, que les stagiaires accueillent à terme leur propre animal. Si le chien est le meilleur ami de l’homme, pour ces blessés de la gendarmerie, l’objectif est qu’ils le considèrent comme un fidèle compagnon des jours difficiles.
Écrit avec Olivier Brachard et François Jobard.
Source : france3-regions.franceinfo.fr