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Le - Atouts précieux dans la lutte contre le narcotrafic, les chiens antistups des Deux-Sèvres au bord du burn-out

« Ils sont en surchauffe » : atouts précieux dans la lutte contre le narcotrafic, les chiens antistups des Deux-Sèvres au bord du burn-out

Diesel, chien antistupéfiants du commissariat de Niort, est devenu indispensable dans la lutte contre le narcotrafic.
Diesel, chien antistupéfiants du commissariat de Niort, est devenu indispensable dans la lutte contre le narcotrafic.
© (Photo archives NR, Emmanuel Touron)

Par Julien GRIVEAU

Publié le 17/12/2025 à 19:07

mis à jour le 17/12/2025 à 19:07

La lutte contre le narcotrafic s’intensifie dans les Deux-Sèvres, à tel point que les chiens spécialisés dans la détection de stupéfiants sont très, voire trop sollicités selon les responsables de la police et de la gendarmerie.

Ils incarnent très souvent l’image de leurs organisations respectives, à travers des photos postées sur les réseaux sociaux. Mais les chiens qui exercent au service de la police et de la gendarmerie sont bien plus que ça. Si certaines races comme le Saint-Hubert ont des missions bien précises dans la recherche de personnes disparues, la majorité des chiens présents au sein des brigades cynophiles des Deux-Sèvres, le plus souvent des malinois, sont spécialisés dans la lutte contre le trafic de stupéfiants grâce à leur odorat et un entraînement intense.

Une lutte qui s’intensifie clairement dans le département. « On constate une augmentation de 16,3 % du nombre de mis en cause pour trafic de stupéfiants cette année par rapport à 2024, soit 141 individus », a chiffré Simon Fetet, préfet des Deux-Sèvres, au moment de dresser sa politique en matière de sécurité pour l’année à venir. « C’est bien supérieur à la moyenne nationale, qui est à + 8,3 % », a précisé le représentant de l’État.

« 30 minutes de travail pour le chien équivalent à 8 heures pour nous »

Alors tout le monde est un peu sur les dents, même ceux dont on peut vite oublier l’effort engagé. « Nos chiens sont au bord du burn-out », a annoncé le colonel Erwan Kermorvant, commandant du groupement de gendarmerie des Deux-Sèvres. « Ils sont en surchauffe dans la lutte contre le trafic de stupéfiants ». Un contact partagé par la commissaire Jacqueline Cazorla, directrice départementale de la police nationale, auquel appartient le malinois Diesel, star du commissariat de Niort. « Les chiens aussi doivent se reposer, il faut savoir que 30 minutes de travail pour eux équivalent à une journée de 8 heures pour nous. »

Alors très souvent, les forces de l’ordre deux-sévriennes font souffler leurs animaux, comme ceux qui composent le groupe d’investigation cynophile de Celles-sur-Belle, et font appel à des unités de départements voisins, comme celle de Rochefort en Charente-Maritime. Alors, dans sa volonté « d’occuper le terrain en permanence » contre le narcotrafic, le préfet sait qu’un chien en bonne santé est un chien efficace.

Source : www.lanouvellerepublique.fr