Non, des gendarmes mobiles n’ont pas posé leur bouclier face aux manifestants venus s’opposer à l’abattage du troupeau de vaches

Écrit par Dominique Durand
Publié le19/12/2025 à 12h07
Largement relayé sur les réseaux sociaux, l’acte prétendu de solidarité accompli par des gendarmes mobiles face aux manifestants s’opposant à l’abattage du troupeau ovin aux Bordes-sur-Arize (Ariège), ne s’est pas produit.
Sept gendarmes seraient menacés de sanction après avoir posé leur bouclier face aux manifestants, le 12 décembre 2025, et auraient refusé d’intervenir lors de la mobilisation contre l’abattage d’un troupeau à cause de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).
Voilà « l’information » qui circule sur les réseaux sociaux. Une pétition est même en ligne pour soutenir ces sept gendarmes mobiles, mais cette « résistance aux ordres » ne s’est pas produite. Ce prétendu « acte de solidarité » au monde agricole de la part de gendarmes mobiles aux Bordes-sur-Arize (Ariège) n’a pas existé et il est pourtant repris dans de nombreux messages de soutien.
« Phase de désescalade »
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, est revenu sur cet évènement et a démenti formellement ces allégations. « Après vérification de ses services et avec le directeur général de la gendarmerie nationale, des vidéos qui ont alimenté cette fausse information », peut-on lire sur le site du ministère.
Dans une phase de désescalade, les gendarmes ont enlevé leur casque et ont posé leur bouclier à leurs pieds, a précisé le ministre. Les gendarmes, comme les policiers, sont de grands professionnels et quand ils ont une mission, ils l’accomplissent. Laurent Nuñez – ministre de l’Intérieur
La revue spécialisée, la voix du gendarme, revient également sur les fake news concernant l’opération des forces de l’ordre aux Bordes-sur-Arize. Trois cents militaires (gendarmes mobiles et gendarmes du département de l’Ariège) étaient mobilisés sur place.
Les fake news concernant cette intervention ont commencé par de prétendus jets de gaz lacrymogène effectués depuis un hélicoptère, là aussi largement relayés sur les réseaux sociaux et ces affirmations ont été dénoncées par de nombreux médias, entre autres par nos confrères de France 24.
Source : france3-regions.franceinfo.fr