Montée en puissance de la gendarmerie sur l’appui drone avec la création de deux unités dédiées en Guadeloupe et dans le Nord
- Par la rédaction du site Gendinfo
- Publié le 09 septembre 2026

Les Forces aériennes de la Gendarmerie nationale (FAGN) franchissent une étape clé dans la modernisation et la diversification de leurs capacités d’appui aéroterrestre avec la création de deux nouvelles unités spécialisées, l’une à Pointe-à-Pitre, l’autre à Amiens.
Créée le 1er août 2026 et rattachée organiquement à la Section aérienne de gendarmerie (SAG) de Pointe-à-Pitre, la Cellule d’appui drone (CAD) de Guadeloupe, armée par quatre personnels, renforce significativement les capacités d’observation et de renseignement sur l’ensemble de l’archipel. Dédiée en priorité à la lutte contre les trafics maritimes illicites, la CAD met en œuvre le drone à voilure fixe DT46. Avec une masse de 30 kg, une envergure de 5 mètres et une capacité de décollage vertical, ce vecteur offre une autonomie de plusieurs heures permettant d’agir dans la durée et la profondeur des espaces insulaires.
Dans cette même dynamique capacitaire, la Section d’appui drone (SAD) d’Amiens a été créée le 1er septembre 2026. Organiquement rattachée aux Forces aériennes de la Gendarmerie nationale (FAGN) Nord, basées à Lille, cette unité armée actuellement par quatre pilotes opérateurs, avant d’atteindre un effectif de six personnels à l’horizon 2027, fournira également un appui aérien complémentaire, ciblé principalement sur la lutte contre l’immigration irrégulière en Manche Mer du Nord.
Chaque unité dispose d’un système de drones composé de deux aéronefs et d’une station de vol. Les personnels ont été formés chez le constructeur DELAIR et au sein de l’École des drones de l’armée de Terre.

Ces deux unités sont désormais entrées dans la phase de mise en service opérationnel, avec une montée en compétences dans la mise en œuvre du drone, mais aussi sur l’aspect coordination, l’intérêt de l’aéronef étant de pouvoir détecter et renseigner les unités, qu’elles soient terrestres ou maritimes.
Ces moyens s’intègrent au sein d’un dispositif complet combinant micro-drones, drones à voilure fixe ou tournante et hélicoptères pour offrir un appui modulable et réactif. Par ces deux implantations stratégiques, les FAGN confortent donc leur engagement au plus près des besoins des forces de sécurité intérieure, en métropole comme outre-mer.
Source : www.gendarmerie.interieur.gouv.fr