À Melun, ces élèves-gendarmes vont bientôt partir pour le 4L Trophy, et vous pouvez les aider
En février, deux équipages constitués d’officiers-élèves de l’Académie militaire de la gendarmerie nationale de Melun partiront dans le cadre du 4L-Trophy. Vous pouvez les aider.

Par Paul Varenguin
Il n’y a plus guère que dans les films anciens que l’on peut voir des gendarmes se promener à bord d’une Renault 4. Enfin… presque.
En février 2027, deux équipages constitués d’élèves de l’Académie militaire de la gendarmerie nationale, à Melun (Seine-et-Marne), participeront au 4L Trophy 2027. En attendant, ils ont encore besoin d’aide pour financer l’aventure au caractère social.
Le projet
À Melun, la tradition veut depuis plusieurs années que des officiers-élèves se lancent dans la compétition. À ceci près que, contrairement à d’habitude, deux 4L partiront vers Marrakech (Maroc), l’un des officiers-élèves ayant sa propre Renault 4, fourgonnette cette fois. « L’autre voiture appartient à l’association 4L bleues, qui est reprise chaque année par les nouveaux élèves de deuxième année », présente la présidente, le lieutenant Léa Morel.
Au sein de l’association, certains voulaient partir, quand d’autres avaient juste pour objectif d’apporter un peu d’aide. Il faut dire que l’aventure est avant tout un défi collectif, pour les élèves.
Mais au-delà du défi, c’est l’ADN même du 4L Trophy qui séduit les élèves-officiers : en plus de diverses actions sur le parcours, ils vont pouvoir apporter des fournitures scolaires aux enfants du Maroc, avec l’association Enfants du désert.Vidéos : en ce moment sur Actu
Si le projet est, quoi qu’il arrive, exigeant et demande beaucoup de temps et d’investissement, c’est encore plus compliqué pour les élèves-gendarmes. « On travaille sur le peu de temps libre dont nous disposons, entre les stages et les examens. Cela demande aussi beaucoup d’organisation, c’est pour cela qu’on a très vite réparti les rôles, entre la mécanique, la communication, la trésorerie ou les relations », développe-t-elle.
Aujourd’hui, les voitures sont prêtes à rouler, mais elles demandent encore à être fiabilisées, pour éviter au maximum les risques de pannes. Il faut dire que ces vieilles mécaniques vont avaler environ 15 000 kilomètres en douze jours, alors il vaut mieux être au point.
Et pour cela, en plus des compétences de chacun, les nouvelles technologies aident. « J’ai pu réparer des pièces et apprendre des choses grâce aux tutoriels de la 4L de Sylvie », sourit le lieutenant Wali Boumedine.
Soutien potentiel
Tout ce projet a beau être passionnant, il est aussi coûteux. Alors, pour réduire les frais au maximum, les élèves-officiers se sont organisés et mènent diverses opérations. « Nous avons démarché beaucoup d’entreprises, qui nous financent ou offrent des services. On a aussi décidé de participer à plusieurs rassemblements de véhicules anciens pour faire connaître notre aventure », reprend le lieutenant Léa Morel.
En sus, les participants au projet organisent des ventes de rondaches, de cookies, ou de soldats de plomb en tétra, tiennent des stands sur divers événements. « Et nous avons lancé une cagnotte sur la plateforme On participe, pour que le plus grand nombre puisse nous soutenir », tient-elle à préciser.
Évidemment, les dons de fournitures scolaires sont toujours acceptés, même si les élèves sont parvenus à en glaner çà-et-là.
Vous pouvez contacter l’association par courriel à 4lbleues@gmail.com. Instagram : @4l_bleues. Cagnotte accessible sur CE LIEN.
Source : actu.fr