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Le - Des gendarmes de la Sarthe formés à la reconnaissance d’explosifs

« C’était une demande lors des JO de Paris », des gendarmes de la Sarthe formés à la reconnaissance d’explosifs

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Deux gendarmes du PSIG de La Flèche sont spécialisés en reconnaissance d’explosifs depuis 2023. © Maxppp

Léa Dubost

Publié le lundi 29 septembre 2025 à 6:10

Le département de la Sarthe compte six gendarmes formés à la reconnaissance d’explosifs, l’EOR (Explosive ordnance reconnaissance) en 2025. Ces militaires interviennent les premiers afin d’effectuer une levée de doute, ou de mettre en place un dispositif de sécurité en attendant les démineurs.

Le maréchal des logis-chef Anthony fait partie du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) de La Flèche (Sarthe). En 2023, il s’est porté volontaire pour être formé à la reconnaissance d’explosifs, une spécialité nommée EOR (Explosive ordnance reconnaissance). « C’était une demande lors des Jeux olympiques de Paris, car il y avait beaucoup de besoins. J’ai été formé pendant dix jours, en interne », explique-t-il en cette fin septembre 2025 à ICI Maine.

Cette formation lui sert aujourd’hui dans plusieurs types d’interventions. « Au sein de notre unité, on a besoin d’avoir des connaissances en matière de piégeage, d’engins explosifs, de munitions en tout genre. Ça m’a permis d’obtenir des connaissances dans ce domaine et de mieux gérer mes interventions », estime Anthony.

Levée de doute

Les gendarmes EOR sont les premiers à intervenir, avant les démineurs. Le protocole de sécurité est très strict, ils ne doivent surtout pas manipuler les explosifs. « Notre but est de constater, d’identifier le type d’explosif ou de munition auquel on a affaire, pour éviter de faire déplacer les unités spécialisées dans le déminage pour rien. Si elles ont besoin de se déplacer, on leur fait un rapport détaillé et on met en place un protocole de sécurité adapté en attendant », détaille le militaire.

Six gendarmes formés en Sarthe

Le 4 août 2025, un obus datant de 1917 avait justement été découvert dans le centre-ville de La Flèche. L’intervention des gendarmes spécialisés a permis de mettre en place un protocole de sécurité en attente des démineurs. « Ce n’est pas la Normandie, ni Verdun, mais il arrive quand même régulièrement dans notre région d’avoir ce genre de découverte, ou par exemple des caisses de munitions stockées dans les greniers depuis l’après-guerre. Dans ce cas, on peut être un conseiller technique », précise-t-il.

Un autre militaire de La Flèche est formé à l’EOR, ainsi que deux gendarmes du Mans et deux gendarmes de Mamers. Ils sont donc six en Sarthe, et 42 au total dans la région Pays de la Loire.

Source : www.francebleu.fr