Il était accusé de s’être fait passer pour un gendarme dans le Morbihan : un retraité condamné par le tribunal
Par Patrick Certain
Le 19 novembre 2025 à 16h04
Un retraité comparaissait, mercredi, à Vannes, pour s’être fait passer pour un gendarme.
« Je suis innocent dans cette affaire. Je ne comprends pas pourquoi cet homme, que je ne connais pas, a inventé cette histoire. Ce soir-là, je n’ai pas bougé de chez moi, à Nivillac ». Ce mercredi, à la barre du tribunal de Vannes, un retraité de 68 ans, au casier vierge, se défend âprement sans avocat, alors qu’il est poursuivi pour s’être fait passer pour un gendarme.
Le 30 août 2022 en soirée à Nivillac, un automobiliste avait été contraint de s’arrêter quand l’automobiliste le précédant avait actionné un gyrophare bleu et était sorti de sa voiture, en tenue civile mais en se présentant comme un gendarme. Pour lui signifier qu’il roulait à une distance trop rapprochée de lui et qu’il allait être verbalisé par ses collègues.
Surpris, l’automobiliste avait néanmoins suivi ce prétendu gendarme pour prendre des photos de sa voiture et constater que celui-ci ne logeait pas dans la caserne qu’il connaît, puisqu’il est pompier à Nivillac ! Et le lendemain, il a dénoncé cette affaire aux vrais gendarmes. Leur enquête avait rapidement débouché sur une visite au domicile d’un retraité chez lequel un gyrophare bleu avait été trouvé. Dans la foulée, lors une confrontation entre les deux hommes, l’automobiliste avait reconnu physiquement le faux gendarme.
60 jours amende
À la barre, le prévenu a finalement précisé : « Ce gyrophare ne fonctionne pas. Je le mettais simplement sur mon tableau de bord, sans pouvoir l’allumer et sans rouler, pour bénéficier de la clémence des forces de l’ordre quand j’étais en stationnement interdit ».
Pour le procureur, « même sans fonctionner, l’usage de ce gyrophare par un simple conducteur est interdit par la loi. L’automobiliste a reconnu le prévenu et sa voiture ressemble à celle décrite, avec la bonne immatriculation. Le faux gendarme n’apporte aucune preuve contraire aux déclarations du plaignant. » La juge a condamné le prévenu à 60 jours amende à 10 €.
Source : www.letelegramme.fr