Faits divers
Puy-de-Dôme : soupçonné d’escroquerie en bande organisée, il reste incarcéré
Publié le 29/01/2021 à 15h07

Il aurait, avec plusieurs complices, arnaqué une société clermontoise. Interpellé récemment par les gendarmes, mis en examen et placé en détention provisoire, le suspect a vu sa demande de remise en liberté rejetée par la chambre de l’instruction de Riom.
C’est une arnaque finement ficelée que les gendarmes de la section de recherche de Clermont-Ferrand ont déjouée récemment. Elle a touché une grosse société clermontoise et aurait porté sur plusieurs centaines de milliers d’euros.
Matériel informatique
Leurs auteurs présumés auraient utilisé l’identité d’un responsable de cette entreprise pour passer des commandes frauduleuses de matériel informatique. Ils sont soupçonnés d’avoir mis la main sur un lot de plusieurs dizaines d’ordinateurs à l’occasion d’une première tentative.
Les faux commanditaires ont retenté leur chance. Mais cette fois, lors de la livraison de la marchandise, dans une zone d’activités de la région parisienne, un important comité d’accueil les attendait.
Les militaires clermontois, agissant sur commission rogatoire et épaulés notamment par des gendarmes de la DGGN et du GIGN (*) avaient mis en place un dispositif de surveillance. Celui-ci a débouché sur l’interpellation de trois individus. Deux entre eux ont été écroués. Un autre a été placé sous contrôle judiciaire.
Demande de remise en liberté rejetée
Abou T., l’un des deux suspects incarcérés dans le cadre d’une mise en examen pour tentative d’escroquerie en bande organisée et usurpation d’identité, a fait une demande de remise en liberté. Mais celle-ci, conformément aux réquisitions de l’avocat général, a été rejetée par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Riom, ce jeudi.
Me Maxime Meffre, son avocat a plaidé un contrôle judiciaire, arguant notamment la reconnaissance des faits par son client. « Reconnaissance dont il perdrait tout le bénéfice s’il venait à fuir », estime-t-il. Le conseil parisien a aussi soulevé plusieurs difficultés concernant les conditions de son placement en détention.
Interpellation épique
Le suspect a été dépisté positif au Covid 19. Et s’est vu notifier cinq jours d’ITT à la suite d’une morsure au mollet par le chien du GIGN, lors de son interpellation. L’animal aurait été utilisé pour le maîtriser, après une tentative de fuite.
C’est équipé de béquilles qu’il est apparu devant la chambre de l’instruction. Et qu’il en est reparti pour rejoindre sa maison d’arrêt.
La section de recherches, de son côté, mène des investigations complémentaires.
Olivier Choruszko
(*) Direction générale de la gendarmerie nationale et Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale.