Les gendarmes du Puy-de-Dôme alertent sur une nouvelle arnaque sur Internet
Les gendarmes du Puy-de-Dôme alertent sur les réseaux sociaux concernant une arnaque en cours dans le département : la sextorsion. Voici ce qu’il faut savoir pour s’en prévenir.

Publié le 7 nov. 2025 à 9h59
Le jeudi 6 novembre 2025, les gendarmes du Puy-de-Dôme alertent sur les réseaux sociaux par rapport à une arnaque en cours dans le département. Celle de la sextorsion.
Une « sextorsion », également appelée chantage à la webcam, désigne une escroquerie qui démarre généralement sur un site de rencontre, un réseau social ou une messagerie instantanée (tchat).
Demande de rançon
« Une nouvelle vague d’envoi de messages d’arnaques à la sextorsion est en cours. Vous savez, ces courriels vous indiquant que quelqu’un a eu accès à des photos compromettantes et vous demandant de payer une rançon… »
L’escroc contacte la victime et lui propose, au fil de la discussion, des échanges en vidéo ou des photos à caractère sexuel.
Comment se prémunir d’une sextorsion ?
Faites attention à qui vous parlez et soyez vigilant face aux demandes de contact d’inconnus ou de personnes que vous ne connaissez pas vraiment.
Méfiez-vous si une personne vous incite à échanger via une autre plateforme ou sur un autre service que celui où la rencontre a eu lieu.
Protégez vos comptes en ligne avec des mots de passe différents et complexes et activez la double authentification quand elle est disponible.
Vérifiez les paramètres de confidentialité de vos comptes de réseaux sociaux qui sont, par défaut, souvent visibles par tous. Restreignez la visibilité de vos informations personnelles et de vos publications aux seules personnes que vous autorisez dans les paramètres de configuration.
Soyez vigilant lorsque vous communiquez des informations personnelles et a fortiori intimes, particulièrement à des personnes que vous n’avez pas rencontrées ou clairement identifiées et qui pourraient en profiter pour vous faire chanter.
Si vous transmettez des photos ou vidéos intimes, assurez-vous de ne pas pouvoir être identifié : ne montrez pas votre visage ou des signes distinctifs.
Par la suite, la victime, qui aura accepté ces échanges intimes, reçoit un message de l’escroc pour lui signifier qu’ils ont été enregistrés. Le cybercriminel menace alors la victime de divulguer les enregistrements compromettants publiquement et/ou à ses contacts si elle ne paie pas une rançon, ou ne lui fournit pas d’autres contenus intimes.
Dans d’autres cas, il n’y a pas eu d’échange préalable entre la victime et l’escroc. Pour faire chanter la victime, l’escroc aura pu récupérer des contenus intimes dans un des comptes en ligne de la victime qu’il aura piraté (messageries, réseaux sociaux..). Ou encore, l’escroc aura réalisé un montage en apposant le visage de la victime sur des images à caractère sexuel.
Ne pas répondre, ne pas payer
Les militaires rappellent qu’il ne faut surtout pas payer ni répondre à ces messages. « Bien entendu, tout ceci n’est que du bluff. »
Les gendarmes donnent des conseils :
- Conservez les preuves (captures d’écran, messages…) qui pourront vous servir pour signaler cette tentative d’extorsion sur www.internet-signalement.gouv.fr
- Vous avez payé ? Venez déposer plainte. Vous pouvez utiliser la pré-plainte en ligne pour faciliter votre démarche www.pre-plainte-en-ligne.gouv.fr.
Source : actu.fr