Noves : il se faisait passer pour un gendarme sur Facebook
Les faits sont rares. Inédits pour la compagnie de gendarmerie de Châteaurenard, dans le nord du département

Le jeune homme, qui se faisait passer pour un gendarme, incitait à la violence sur Facebook.PHOTO ILLLUSTRATION T.G.
Sans un courrier anonyme reçu à la brigade le 9 août, l’affaire aurait peut-être même duré encore un moment.
Voilà deux semaines, une lettre avertit les militaires de Châteaurenard qu’un homme se fait passer pour l’un d’entre eux sur le réseau Facebook. L’affaire ne prête pas à sourire car le jeune homme de 21 ans porte des propos d’une rare violence. Il se sert du meurtre d’Adrien Pérez à la sortie d’une discothèque près de Grenoble en juillet dernier, et de la marche blanche qui a suivi, pour se déchaîner. Sur les réseaux sociaux, il incite la population à utiliser les armes, se servant de son faux statut de gendarme pour donner un peu plus de poids à ses paroles. Devant de tels actes, le colonel Ferrand, chef du groupement de gendarmerie, décide de porter plainte.
« Cela peut aller très loin »
Mercredi en fin d’après-midi, les gendarmes de Châteaurenard l’interpellent chez lui à Noves. Mais ils ne sont pas au bout de leurs surprises. Au domicile du jeune homme, ils trouvent des armes, cinq au total, fausses ou pas. Placé en garde à vue, il a reconnu les faits et sera déféré devant le tribunal correctionnel de Tarascon en février prochain. « Une telle affaire peut avoir un retentissement très fâcheux pour nous, souligne le commandant Thierry Magaud, de la brigade de Châteaurenard. Avec le nombre de groupes facebook sur la commune, cela peut aller très loin ! D’ailleurs, cette affaire a choqué beaucoup de gens ».
Les faits de provocation non suivis de faits, d’usurpation de titre et de détention d’armes de catégories B ou C ont été retenus comme le jeune homme, qui n’est pas particulièrement connu des services de police ou de gendarmerie.
Une perquisition au domicile du faux gendarme a permis la saisie de cinq armes.
L’internaute identifié et interpellé
Les vrais gendarmes se sont rendus au domicile du suspect et ont procédé à son interpellation. Chez lui, les militaires ont découvert cinq armes qui ont été saisies.
La Gendarmerie Nationale porte plainte
« Une telle affaire peut avoir un retentissement très fâcheux pour nous », a affirmé le commandant Thierry Magaud de la brigade de Châteaurenard. Le Colonel Ferrand, chef du groupement de la gendarmerie, a quant à lui déposé plainte vu la gravité des faits, rapporte France Bleu.
Le mis en cause, inconnu de la justice jusqu’à présent, sera jugé en février prochain. Il a reconnu les faits qui lui sont reprochés.
