Cantal : Quel est cet impressionnant exercice de gendarmerie qui a eu lieu au Puy Mary ?
Ce mercredi 23 septembre, un important exercice de gendarmerie a mis en scène l’investigation d’un crash d’avion, au Puy Mary dans le Cantal.

Par Florian Lefebvre
Publié le 23 sept. 2026 à 15h56
Un hélicoptère, des (faux) morceaux de corps et une impressionnante présence de gendarmes. Ce mercredi 23 septembre 2026, près de 60 militaires ont investi le Puy Mary, dans le Cantal.
« Le crash d’un avion de chasse militaire au Puy Mary (simulé), qui nécessitera pour son relevage une levée de doute quant à l’émanation toxique de composants nucléaires, radiologiques, biologiques chimiques, explosifs », voilà le scénario établi par la gendarmerie. L’exercice a réuni de nombreuses unités différentes.

Nombreuses unités
Des gendarmes mobiles, départementaux, le PGHM (Peloton de gendarmerie de haute montagne), des formateurs étaient présents pour la réalisation de cet exercice. Mais l’unité phare de cet entraînement n’est autre que l’IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale) basée à Pontoise, en Île-de-France. Pour l’occasion elle y déploie ses médecins légistes, laborantins et dentistes mais également son matériel comme un SAS de décontamination.

Au préalable des « techniciens en blouses blanches de la CIC (Cellule d’identification criminelle) seront également présents pour le relevé des traces et indices au sol. Nos formateurs relais NRBCE entreront en zone contaminée en blouses orange », détaille la gendarmerie du Cantal.
Fouilles et analyses
Dans le cadre de cette simulation, l’IRCGN accompagné des effectifs du PGHM récupère tous les éléments présents sur le site du crash de l’avion. C’est ainsi qu’une dizaine de militaires ont fouillé avec précision le périmètre délimité par la rubalise. Sur place, des faux morceaux de corps humains, des vêtements, un sac, une cigarette électronique etc.

Ensuite ces éléments sont analysés au niveau de la base d’opération afin d’identifier tout cela, avec autorisation judiciaire au préalable. Un crâne a également été retrouvé sur place. Cela permet d’effectuer une identification primaire, qui comprend notamment l’analyse dentaire, se révélant très utile pour découvrir l’identité du cadavre.
Milieu montagneux
Au même moment, un hélicoptère de la gendarmerie et un drone survolent le secteur afin de le cartographier en raison de son côté montagneux. C’est d’ailleurs pour ça que le Puy Mary a été choisi.

« Autre la beauté du site, le Puy Mary et le Cantal sont des endroits privilégiés pour les entraînements de pilotes de l’Armée de l’Air et de l’Espace lorsqu’ils volent en basse altitude. Cela offre un côté réaliste », explique un de membres de l’IRCGN, plus habitué aux autoroutes franciliennes.
Pour rappel, en 2002, un Mirage 2000-N K2 s’était crashé sur la crête du puy de la Chapeloune. Le pilote Olivier Festas et son navigateur Nicolas Rachwalski étaient morts sur le coup.
Source : actu.fr