Redon. Le député en immersion à la gendarmerie
Gaël Le Bohec, député de la quatrième circonscription d’Ille-et-Vilaine, a passé une journée aux côtés des gendarmes. L’occasion d’avoir une vision concrète du travail au quotidien des forces de l’ordre.

Gwendal KERBASTARD. Publié le 02/08/2020 à 16h24
Contrôles routiers, reconnaissance de territoire en hélicoptère, patrouille de nuit, Gaël Le Bohec, député de la quatrième circonscription d’Ille-et-Vilaine, aura tout fait, vendredi 31 juillet. En immersion auprès de différentes unités de la gendarmerie nationale, l’élu a pu observer de près la réalité du terrain. À l’Assemblée Nationale, nous pouvons voter des lois qui semblent parfaites en théorie, mais la réalité est parfois différente », souligne Gaël Le Bohec.
Pendant cette journée, le député a pu voir la quinzaine de métiers de la gendarmerie nationale. J’ai été impressionné par l’engagement et l’efficacité des gendarmes. C’est un métier où l’on peut être confronté à de nombreuses provocations. Dans le contexte actuel de défiance envers les forces de l’ordre, c’est important de faire preuve de résilience, et j’en ai beaucoup vu aujourd’hui », a tenu à rappeler Gaël Le Bohec.
« Communiquer sur notre travail au quotidien »
Sensible à la question des violences intrafamiliales, le député a ensuite échangé avec l’intervenant social de gendarmerie, en poste depuis peu à Redon. Il est important d’avoir quelqu’un pour accompagner les victimes, mais aussi les auteurs d’infractions, plusieurs mois après les faits. Gaël Le Bohec a aussi dit réfléchir à la création, à Redon, d’une unité spécialisée pour recueillir la parole d’enfants victimes de violences, comme c’est déjà le cas à Rennes.
De son côté, la capitaine de la brigade de Redon a souligné l’importance de ces temps d’échanges avec les élus. Il est nécessaire de communiquer sur notre travail au quotidien et de faire remonter certaines difficultés que l’on peut avoir sur le terrain. La création d’un poste pour l’intervenant social nous soulage énormément. Être gendarme, ce n’est pas que traiter de cas sous un aspect judiciaire et cet intervenant nous a permis de nous renforcer sur l’aspect social », précise-t-elle.
Mais la journée n’est pas finie pour le député. Il lui reste encore à accompagner le Peloton de surveillance et d’intervention de gendarmerie (PSIG) pour une patrouille de nuit. Un autre aspect du métier de gendarme prévient la capitaine. La nuit, notre travail devient totalement différent. On se rend compte qu’il y a encore beaucoup de choses à améliorer. Redon. Le député en immersion à la gendarmerie