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Un exosquelette aide le PGHM de La Réunion à évacuer un concurrent du Grand Raid incapable de marcher

22 octobre 2026

Virgile Ahissou,

Un exosquelette aide le PGHM de La Réunion à évacuer un concurrent du Grand Raid incapable de marcher

Un concurrent du Grand Raid, incapable de poursuivre à pied, a été évacué jusqu’au Maïdo grâce à un exosquelette utilisé pour la première fois en conditions opérationnelles par le Peloton de gendarmerie de haute montagne de La Réunion. L’intervention s’est déroulée dans la nuit du samedi 17 au dimanche 18 octobre 2026, au niveau de la Brèche, avec un médecin du SAMU.

Le compte officiel de la Gendarmerie de La Réunion a confirmé la séquence le 21 octobre. Le Quotidien de La Réunion l’a relaté le 22 octobre. Ni l’identité du participant, ni la course précise du programme, ni le diagnostic à l’origine de l’incapacité à marcher n’ont été rendus publics.

Deux heures de progression jusqu’au Maïdo

Les militaires du PGHM sont intervenus aux côtés d’un médecin du SAMU. Le concurrent a d’abord été placé sous perfusion, puis équipé du dispositif, que la Gendarmerie décrit comme une assistance à la marche. Encadré par les secours, il a ensuite remonté jusqu’au Maïdo en deux heures.

Une ambulance l’a pris en charge pour des soins complémentaires. La durée de deux heures décrit uniquement cette progression encadrée. Aucun gain de temps par rapport à un autre mode d’évacuation n’a été communiqué. Rien n’indique non plus que l’appareil ait remplacé un hélicoptère, un brancard ou un portage.

L’identité du concurrent, son état de santé ultérieur et la cause médicale exacte de son immobilisation restent inconnus. u-Trail le souligne: ces éléments n’ont pas été diffusés. Il n’y a donc pas lieu d’évoquer un pronostic vital, une blessure précise ou un épuisement.

Une première opérationnelle après des essais en janvier

Selon la Gendarmerie de La Réunion, les gendarmes avaient déjà testé un exosquelette sur les sentiers réunionnais en janvier 2026. L’unité présente l’intervention du Grand Raid comme la première utilisation opérationnelle de cet équipement.

Le modèle, le fabricant, l’autonomie et les performances chiffrées ne figurent pas dans les communications vérifiées. L’appareil n’est pas non plus classé comme dispositif médical dans ces sources. Il s’agit d’une première pour le PGHM réunionnais, sans annonce de déploiement national ni généralisation à l’ensemble des pelotons de haute montagne.

La Gendarmerie indique chercher à confronter de nouveaux équipements aux exigences du terrain pour enrichir ses moyens de secours. Dans ce cas précis, la chaîne a été concrète: concurrent immobilisé, évaluation médicale, perfusion, mise en place de l’assistance, marche encadrée, relais ambulance.

Un outil supplémentaire pour le secours en montagne

Sur un sentier difficile d’accès, une assistance à la marche n’a de sens que si l’état de la personne permet encore une progression encadrée. C’est la logique observée ici, pas une doctrine générale ni une recommandation médicale.

Les unités de haute montagne complètent aussi leurs recherches par des outils de localisation, comme lors du renfort d’un Lifeseeker andorran demandé par le PGHM en Ariège. À La Réunion, l’exosquelette a servi un autre maillon: extraire un concurrent encore capable de se déplacer avec une aide mécanique, sous contrôle médical, jusqu’à un point de relais.

Le PGHM reste une unité de la Gendarmerie nationale chargée des missions de secours et de police judiciaire en montagne. Cette opération n’en change pas le métier. Elle montre seulement qu’un équipement testé en janvier a été engagé, pour la première fois, dans un secours réel pendant le Grand Raid.

Source : actuforcesdelordre.fr