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Le - Un véritable arsenal de guerre découvert chez deux ex-gendarmes de Maine-et-Loire

Un véritable arsenal de guerre découvert chez deux ex-gendarmes de Maine-et-Loire : voici pourquoi ils vont être jugés

Deux anciens gendarmes d’Angers comparaissent dans une affaire de détention et de vente d’armes. Le point sur les saisies, l’enquête et le rôle d’un troisième prévenu civil.

Au tribunal de Cherbourg, le jeudi 10 septembre 2026, un quadragénaire a été relaxé des faits d’agression sexuelle, mais reconnu coupable d’outrage à agent dépositaire de l’autorité publique.
Deux anciens gendarmes sont au cœur d’une affaire qui rassemble de nombreuses armes illégales : les ex-militaires de la compagnie d’Angers avaient notamment en leur possession des armes de la Seconde Guerre mondiale et un stock important de munitions. (©Photo d’illustration / AdobeStock)

Par William Lacaille

Publié le 5 oct. 2026 à 17h16

Deux anciens gendarmes de la compagnie d’Angers (Maine-et-Loire) et un civil doivent comparaître devant le tribunal correctionnel dans une affaire portant sur des armes de guerre, rapporte Le Courrier de l’Ouest.

L’enquête a commencé en mars 2023, après le signalement au procureur de la récupération de deux armes abandonnées par l’un des militaires. On fait le point sur cette affaire.

Des armes récupérées pendant une campagne d’abandon

Âgé de 26 ans au moment des faits, ce gendarme était affecté au peloton de surveillance et d’intervention d’Angers. Il a reconnu avoir profité de la campagne nationale d’abandon d’armes organisée en 2022 pour se procurer des pièces anciennes auprès de particuliers.

Lors des perquisitions menées à son bureau et à son domicile, les enquêteurs ont découvert des armes de poing, des carabines, de nombreuses munitions et un fusil d’assaut allemand de la Seconde Guerre mondiale. Des insignes et des croix de fer nazis ont aussi été saisis.

Selon Le Courrier de l’Ouest, l’ancien militaire a admis que cette situation était illégale et exprimé des regrets.

Son avocat, Me Nicolas Orhan, a déclaré : « Il a déjà payé le prix fort : sa carrière a été ruinée par sa passion mal placée. » Le gendarme avait également reconnu avoir procédé de la même manière lors d’une précédente affectation à Auxerre.

Une collection et des ventes examinées par la justice

L’enquête a ensuite porté sur un autre gendarme de la même unité, ancien référent pour les armes. Dans son logement de fonction, les enquêteurs ont trouvé une collection consacrée à la Seconde Guerre mondiale.

Ils ont également découvert une quinzaine d’armes classées dans différentes catégories, six autres sans catégorie et un important stock de munitions. L’homme a reconnu ne pas disposer de toutes les autorisations nécessaires.

D’après Le Courrier de l’Ouest, il avait notamment récupéré six armes auprès d’un particulier au point de collecte de Chemillé-en-Anjou, entre novembre et décembre 2022. Il s’était aussi engagé auprès d’une représentante de la préfecture à faire démilitariser deux armes, sans le faire.

Les investigations ont par ailleurs mis en évidence une activité d’achat et de vente d’armes et ses contacts avec un tireur sportif installé en Vendée. Ce dernier a reconnu avoir vendu une quinzaine d’armes entre 2020 et 2023, pour un montant estimé à 4 028 euros.

Source : actu.fr