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Le - Dans l’Eure, une voiture de sport rejoint les véhicules d’intervention rapide de la gendarmerie nationale

Dans l’Eure, une voiture de sport rejoint les véhicules d’intervention rapide de la gendarmerie nationale

À l’occasion du point annuel de la préfecture sur la délinquance, le nouveau véhicule qui équipera le peloton d’interception sur l’A13 a été dévoilé : l’ancienne Megane GT bleue d’un trafiquant.

Par Frédéric Durand 

Le 5 février 2026 à 16h49

Cette Megane GT saisie à un trafiquant de stupéfiants est désormais utilisée par la gendarmerie de l'Eure. #PRESSE30
Cette Megane GT saisie à un trafiquant de stupéfiants est désormais utilisée par la gendarmerie de l’Eure. #PRESSE30

Elle est, heureux hasard, « de la couleur de la gendarmerie », et rejoindra l’Alpine et la Seat Cupra servant déjà de véhicules rapides d’intervention sur l’A13. Ce mercredi 4 février 2026, à l’occasion du bilan annuel du préfet de l’EureCharles Giusti, sur les chiffres 2025 de la délinquance dans le département, le colonel François Hulot, commandant du groupement de la gendarmerie nationale départementale, a présenté le nouveau véhicule d’interception qui équipera le peloton d’intervention de Bourg-Achard : une Megane GT.

« Elle a été saisie à un trafiquant de stupéfiants interpellé dans l’Eure. Le tribunal a décidé qu’elle est confisquée et donnée à la gendarmerie nationale. C’est une faculté offerte par le droit quand un objet a été utile à un trafic », explique le militaire, ajoutant : « généralement, ce sont des véhicules, mais ce peut être aussi des drones, des téléphones ou des tablettes ».

Côté routes, justement, ainsi que dans les transports en commun et les zones de transit, les policiers et les gendarmes de l’Eure ont relevé en 2025, 397 accidents corporels (-8 %), 538 blessés (-8,35 %), 31 décès, suspendus 3 606 permis de conduire (-4,9 %)… Mais, « malgré ces chiffres, il y a un relâchement », insiste le préfet. « J’ai donné aux policiers et aux gendarmes des consignes pour qu’il y ait plus de gardes à vue et de défèrement au parquet pour les délits routiers. Quand la prévention ne suffit pas, la répression est là. Il y en a assez du n’importe quoi sur les routes. Le message est clair ! » a complété Rémi Coutin, procureur de la République, qui a par ailleurs annoncé une légère baisse des cambriolages dans le département en 2025.

« Derrière tous ces chiffres, ce sont des visages »

Mais « la mère des batailles, c’est la lutte contre les stupéfiants » avec des actions autant contre les consommateurs et les trafiquants. Les opérations de la gendarmerie, de la police et de l’administration des douanes, dont les agents sont présents chaque jour sur plus de dix points dans le département, ont permis de relever 2 330 infractions pour usage de stupéfiants (+ 15,9 %), de délivrer 1 463 amendes forfaitaires (+ 30 %), de suspendre 1 324 permis de conduire (-16 %), de démanteler 66 réseaux de trafics et de saisir 155 kg de cannabis, 1,8 kg de cocaïne, 3,25 kg d’héroïne et 581 cachets d’ecstasy.

Autre fléau difficile à endiguer : les violences intrafamiliales. « Nous comptons 3 382 victimes en 2025 soit neuf par jour dont 74 % de femmes. Derrière tous ces chiffres, ce sont des visages. Alors nous nous formons, nous recueillons toujours plus de paroles. Souvent, ce sujet est lié à la consommation d’alcool », a indiqué le colonel François Hulot. Le préfet en a profité pour annoncer qu’une des actions est de contacter les grandes et moyennes surfaces pour « travailler sur la présentation des articles à la vente. C’est un travail sur le long terme ».

Charles Giusti a également souligné qu’un projet de loi dite « sécurité du quotidien » est en finalisation d’écriture pour renforcer notamment la législation contre les rodéos urbains, sur les consommateurs de stupéfiants et les rave-parties.

Source : www.leparisien.fr