Villeneuve-d’Ascq. Des salles de la caserne Sénépart nommées en hommage à quatre gendarmes morts en service
Une cérémonie d’hommage s’est tenue dans la caserne de Villeneuve-d’Ascq en présence des familles des gendarmes décédés.
20 octobre 2026
Par Nicolas Aubouin

Une cérémonie assez inhabituelle s’est tenue à la caserne Sénépart de Villeneuve-d’Ascq ces derniers jours. Des salles d’instruction ont été baptisées du nom de quatre gendarmes décédés dans la région au cours d’une de leurs missions. Le Major Rebiha, disparu en 2016 lors d’une opération de sauvetage en plongée dans la Somme ; le Maréchal des logis-chef Walraevens et le Gendarme Hebink, abattus en 1961 lors d’un contrôle routier à Maubeuge ; et le Major Pruvot, tué en 2015 en intervenant pour neutraliser un forcené armé à Roye.
Ces salles sont les «lieux, où sont formés chaque année des milliers de militaires, de civils et de jeunes lors des Journées Défense et Citoyenneté (JDC)», précise la gendarmerie des Hauts-de-France sur son compte Facebook. La cérémonie d’hommage s’est tenue en présence des familles des militaires morts en service.
Des plaques qui retracent leur histoire
Dans un devoir de mémoire, trois plaques ont été fixées à l’entrée de ces salles. Elles racontent les derniers instants des militaires morts pour la France alors qu’ils exerçaient leur métier. On peut y lire que le major Hocine Rebiha intervenait le 19 février 2016 pour aider les services de police a retrouver une personne noyée dans la Somme à Amiens. Lui-même pris dans un tourbillon, il perd son détendeur et se noie. Remonté avec difficulté par ses collègues il est en arrêt respiratoire et décède le lendemain.
Pour le Maréchal des logis-chef Henri Walraevens et le Gendarme Raymond Hebink, tous deux affectés à la brigade de Maubeuge, le drame remonte au 10 septembre 1961. Vers 21 h, les gendarmes opèrent un contrôle routier quand un véhicule en approche ouvre le feu avec un pistolet-mitrailleur. Tous deux succombent à leur blessures le lendemain.
L’histoire du major Pruvot se déroule le 25 août 2015. Lorsqu’un homme ouvre le feu avec un fusil de chasse dans le camp des gens du voyage tout proche de la caserne de Roye. Les gendarmes interviennent immédiatement. Laurent Pruvot, tout juste de retour d’une autre mission, vient prêter main forte aux militaires engagés. Il est sévèrement touché par une balle et décèdera de ses blessures dans la soirée.
Source : www.oisehebdo.fr