Il n’oubliait pas de faire un signe de croix, avant de voler les dons de l’église d’Espalion
Publié le samedi 28 février 2026 à 12:31
Un homme d’une soixantaine d’années a été interpellé ce lundi 23 février 2026 par la gendarmerie d’Aveyron, après avoir vidé le tronc de l’église d’Espalion. Selon les gendarmes, le voleur faisait systématiquement un signe de prière, avant de quitter les lieux.
« Il y a des scénarios qu’on pense réservés au grand écran », écrit la gendarmerie de l’Aveyron sur son compte Facebook. Ces militaires ont en effet mis la main sur un homme âgé d’environ 60 ans, qui faisait disparaître les dons des fidèles de l’église d’Espalion, au nord du département de l’Aveyron. Après son larcin, l’homme n’oubliait pas de faire un « signe de croix », révèlent les gendarmes. Le voleur, originaire du Tarn et domicilié à Rodez, a été interpellé ce lundi 23 février 2026 par la gendarmerie, et sera prochainement présenté devant le juge du tribunal de Rodez.
Depuis plusieurs semaines, les dons des fidèles dans les urnes disparaissaient à l’église d’Espalion. « Un phénomène pour le moins miraculeux : le tronc des dons se vidait avec une régularité quasi liturgique. Pas de multiplication des pains ici, mais une mystérieuse évaporation des pièces et billets », s’amuse la gendarmerie de l’Aveyron.
Une inquiétude dans la commune
« Cela faisait plusieurs semaines qu’il y avait des disparitions de dons. Les habitants en parlaient. On pourrait presque parler d’un avis de recherche », souffle Eric Picard, le maire d’Espalion. « L’homme est toujours vêtu de la même façon, » expliquent les gendarmes, avant d’ajouter un détail « qui vaut son pesant d’or ». « C’est qu’avant de quitter les lieux, notre homme prend soin de faire un signe de prière. Un petit geste vers le ciel, comme pour dire : « Seigneur, je prends… mais je m’excuse. » »
Le responsable de l’église alerte la gendarmerie, qui, après plusieurs opérations de surveillance, aux côté de la Communauté de brigade d’Espalion-Bozouls, parvient à interpeller le pillard. Il devra s’expliquer prochainement au tribunal de Rodez.
Quand la fiction inspire la réalité
Cette affaire, plutôt inhabituelle, fait penser au rôle de Bourville, dans « Un drôle de paroissien », une comédie culte de Jean-Pierre Mockie, datant de 1963, dans laquelle Georges Lachaunaye pillait l’église avec une pompe.
Source : www.francebleu.fr