La caserne Raby de Tours placée sous haute protection après des menaces : ce que l’on sait

© (Photo NR, Alexandre Métivier)
Publié le 22/11/2025 à 11:46
mis à jour le 25/11/2025 à 16:56
La caserne de gendarmerie située à Tours a été la cible de menaces, vendredi 21 novembre 2025. Un dispositif de sécurité important a été monté avant que la tension ne retombe finalement, une affaire financière en toile de fond.
ARTICLE MIS À JOUR mardi 25 novembre 2025.
Une vingtaine de gendarmes mobilisés, certains armés lourdement, casque d’intervention à la ceinture, en faction aux quatre coins de la caserne Raby à Tours. L’image, saisie dans la soirée de vendredi 21 novembre 2025, a suscité l’émoi.
Elle reflète le dispositif conséquent monté en urgence par les militaires entre l’avenue de Grammont et les rues Jules-Ferry et de la Prévôté, vers 17 h. Il a finalement été levé sur le coup de 20 h 30, une fois la situation « apaisée ».
« Aucun lien avec le trafic de drogues »
D’après nos informations, le déploiement articulé autour du Peloton de surveillance et d’intervention a été motivé par des menaces visant directement le siège du groupement départemental de gendarmerie, qui abrite notamment des unités spécialisées.
« Un dispositif de défense de la caserne a bien été mis en place après que des renseignements nous sont parvenus. En revanche, en aucun cas cette réaction n’a été en lien avec une affaire de trafic de drogues », précise le colonel Thibaud Friedling, commandant le groupement départemental de gendarmerie d’Indre-et-Loire, joint par téléphone lundi 24 novembre.
Dans un premier temps, nos informations expliquaient à tort que ces menaces étaient consécutives à un coup de filet survenu lundi 17 novembre 2025 à Amboise, en lien avec le trafic de stupéfiants dans le quartier Malétrenne-Plaisance.
Il n’en était rien, il s’agissait en réalité d’un quiproquo entre deux affaires distinctes résolues par les gendarmes en début de semaine.
Des sommes saisies
Concernant la soirée de vendredi, plusieurs sources judiciaires confirment à La Nouvelle République que l’entourage de mis en cause dans un dossier financier semblait résolu à obtenir « des explications » une fois arrivé au pied de la caserne Raby. En cause, notamment : d’importants avoirs saisis par les militaires lors de perquisitions menées mercredi 19 novembre dans le Sud-Touraine. Une somme à six chiffres est évoquée.
Malgré les menaces, le cortège annoncé n’est jamais arrivé avenue de Grammont, la situation est restée maîtrisée et l’échange maintenu. Dans cette enquête toujours en cours, confiée à la compagnie de gendarmerie de Loches, « plusieurs objectifs » ont été interpellés.
Source : www.lanouvellerepublique.fr