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Palavas-les-Flots : Après un été 2020 houleux, Gérald Darmanin annonce des renforts

SECURITE En 2020, une vague de rixes et d’incivilités avait fait descendre les habitants dans la rueNicolas Bonzom

Publié le 05/07/21 à 17h51 — Mis à jour le 05/07/21 à 17h51

Gérald Darmanin et Christian Jeanjean, le maire de Palavas-les-Flots, ce lundi — N. Bonzom / Maxele Presse

L’été 2020 fut houleux, à Palavas-les-Flots (Hérault). Rixes, rodéos de grosses cylindrées, échanges musclés entre touristes et commerçants, incivilités… Dans cette station balnéaire, qui passe de 6.500 habitants l’hiver et plusieurs dizaines de milliers l’été, la saison post-confinement avait été marquée par des tensions (lire ici), poussant les habitants à descendre dans la rue, pour exprimer leur ras-le-bol.

Gérald Darmanin s’était fendu d’un tweet, le 22 août, exigeant du préfet « la plus grande fermeté » à l’égard des violences dans la commune. Ce lundi, le ministre de l’Intérieur était de passage à Palavas-les-Flots, pour présenter son « dispositif estival de protection des populations ». Avec, dans les valises, des renforts pour les forces de l’ordre pour l’été. « L’année dernière, il y a eu des difficultés, un peu partout, sur le territoire national. Singulièrement, dans les lieux de vacances. Et évidemment, ici, à Palavas-les-Flots (…). Du fait du Covid-19, beaucoup n’ont pas pu partir ailleurs qu’en France, et nous avons eu un afflux de personnes sur les plages de France. »

3.600 forces de l’ordre de plus, dont 280 dans l’Hérault

Lors de l’été 2020, « nous avons envoyé très rapidement des effectifs de police et de gendarmerie, poursuit le ministre de l’Intérieur. Nous nous y sommes pris plus tôt cette année ». Ainsi, depuis le 1er juillet, environ « 3.600 policiers et gendarmes » de plus épaulent les forces de l’ordre déjà en place sur le littoral français, et en montagne. Dans l’Hérault, 280 policiers et gendarmes supplémentaires ont été affectés. « Nous voulons des vacances sans violences », pointe Gérald Darmanin. Pour un gendarme de la brigade de Palavas-les-Flots, ces renforts « en gendarmes mobiles et en réservistes » sont « importants » pour « faire face à la situation et à la délinquance que l’on peut être amené à rencontrer. Cela nous permet de sécuriser nos concitoyens. »

Des gendarmes, ce lundi, à Palavas-les-Flots
Des gendarmes, ce lundi, à Palavas-les-Flots – N. Bonzom / Maxele Presse

La commune, aussi, a mis les bouchées doubles pour l’été qui arrive. La rive gauche et le front de mer ont été fermés à la circulation, une bonne partie de la journée. La plage est interdite d’accès la nuit. Six policiers municipaux de plus ont été recrutés. Et une brigade nautique a été créée. « Tout le monde a retrouvé la quiétude », confie le maire, Christian Jeanjean (LR), qui se réjouit des renforts annoncés par le ministre.

« Ça s’est calmé »

Un an après un été pourri, « nous dormons sur nos deux oreilles », assure l’élu. En 2020, « nous avions 40 % de plus de fréquentation que les autres années ». Avec un afflux de touristes qui, d’ordinaire, passent leurs vacances ailleurs. « Dans d’autres pays, dans les discothèques, reprend Christian Jeanjean. Tout le monde est venu à Palavas-les-Flots. C’était tellement fréquenté que l’ordre était difficile à faire respecter. Nous avons été débordés, il manquait des forces de l’ordre. Nous avons dû faire face à des incivilités. » Mais, note-t-il, « cela s’est produit dans d’autres communes. Mais peut-être qu’elles n’ont pas fait l’objet d’une publicité aussi importante que Palavas-les-Flots. »

Du côté des commerçants, les renforts rassurent. « Ça s’est calmé, confie une marchande de glaces. Pour l’instant, nous n’avons pas eu d’incivilités à déplorer. » Mais difficile de savoir pour l’instant si les gendarmes qui patrouillent dans cette station balnéaire font faire baisser les tensions. « La saison ne fait que commencer, note un vendeur en prêt-à-porter. Mais les renforts, c’est très positif, cela rassure tout le monde. L’année dernière, ça manquait d’effectifs, notamment pour la rapidité d’intervention sur les lieux des incidents. En 2020, c’était très difficile. Tous les commerçants étaient stressés. On se demandait, chaque matin, comment allait se passer la journée. »

Source : www.20minutes.fr

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