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Redon. La brigade motorisée n’est pas là pour verbaliser à outrance

Mardi 26 janvier 2021, c’était jour d’inspection annuelle à la brigade motorisée de Redon (Ille-et-Vilaine). L’occasion de faire le point sur l’année écoulée et les principaux axes sur lesquels porteront les efforts des gendarmes.

Mardi 26 janvier 2021, en début de matinée, le capitaine Fabrice Bourdiec, commandant de l’EDSR, est venu procéder à l’inspection annuelle de la Brigade motorisée de Redon. | OUEST-FRANCE

Avec ses six gendarmes motards, la brigade motorisée (BMO) de Redon (Ille-et-Vilaine) a pour missions principales d’assurer la sécurité routière sur tous les axes de son secteur, mais aussi de contrôler les mobilités, les flux et toutes les formes de délinquance. « À moto, les déplacements sont plus rapides et faciles », note l’adjudant-chef, commandant de la BMO.

L’unité la plus au sud de l’Ille-et-Vilaine

Mardi 26 janvier 2021, en début de matinée, il accueillait avec ses hommes le capitaine Fabrice Bourdiec, commandant de l’Escadron départemental de la sécurité routière (EDSR), pour la traditionnelle inspection annuelle. « L’EDSR possède six unités, la BMO de Redon est la plus au sud, explique le capitaine Bourdiec. La BMO accroît notamment sa présence sur l’axe majeur du secteur, la Départementale 177 qui relie Rennes à Redon. »

En 2020, sur plusieurs jours, des contrôles de zones se sont localisés début octobre dans le pays de Redon. « Plus nous sommes visibles, présents, plus les conducteurs se méfient et adaptent leur conduite, ajoute le capitaine Bourdiec. Nous devons nous montrer pour reprendre la maîtrise du terrain. »

Le capitaine Fabrice Bourdiec (à droite), commandant de l’EDSR, ici aux côtés de l’adjudant-chef commandant de la Brigade motorisée, est venu dresser le bilan de l’année écoulée. | OUEST-FRANCE

L’année 2020 a vu une croissance du nombre d’accidents mortels dans le secteur, « un concours de circonstances », selon le commandant de l’EDSR. Pendant le confinement, la BMO a notamment remarqué que les « gens roulaient beaucoup plus vite ».

Dix retraits de permis en vingt jours

De plus, les accidents sous conduite de stupéfiants ont augmenté de 15 % par rapport à 2019. « Nous retirons quatre permis par semaine, en moyenne », note l’adjudant-chef, commandant de la BMO.

D’ailleurs, l’année 2021 a mal débuté avec six retraits de permis, dont trois saisies de véhicules pour de grands excès de vitesse : « Du 1er au 22 janvier 2021, nous avons verbalisé sept conducteurs pour excès de vitesse de plus de 40 km/h et trois pour plus de 50 km/h. Et cela sur tous les axes, les contrevenants ayant des âges divers. L’un d’entre eux conduisait sous l’empire de l’alcool et un autre sous stupéfiants. » À noter que parmi les dix permis retirés, trois appartenaient à des jeunes conducteurs. « Notre objectif n’est pas d’être tracassier, ni de verbaliser à outrance, nous souhaitons faire de la prévention », ajoute le capitaine Bourdiec.

L’autre ennemi des gendarmes reste l’utilisation du téléphone portable au volant, avec une croissance des accidents dus aux fautes d’inattention. « Les gens pensent que les accidents n’arrivent qu’aux autres. Quand ils auront tous peur de l’accident et plus de gendarme, nous aurons gagné ! »

Source : www.ouest-france.fr