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Le - Son jerrican intrigue un gendarme hors service : il venait de siphonner un camion du village

Son jerrican intrigue un gendarme hors service : il venait de siphonner un camion du village

  • À Lauzerte, un homme a été pris en flagrant délit de grivèlerieÀ Lauzerte, un homme a été pris en flagrant délit de grivèlerie DDM, illustration

Publié le 12/03/2026 à 08:32

Article rédigé par Max Lagarrigue

Un simple jerrican d’essence à la main a suffi à éveiller les soupçons d’un gendarme hors service. Quelques minutes plus tard, le promeneur était interpellé : il venait de siphonner le réservoir d’un camion et cumulait en plus plusieurs infractions routières.

La scène aurait pu passer totalement inaperçue. Dimanche 8 mars 2026, dans les rues du village de Lauzerte (Tarn-et-Garonne), un homme marche tranquillement avec un jerrican d’essence à la main. Mais ce détail n’échappe pas à l’œil averti d’un gendarme hors service du Lot, présent dans le secteur.

Intrigué, le militaire soupçonne immédiatement un possible vol de carburant. Il décide alors de prévenir ses collègues de la communauté de brigades de Lauzerte. Une initiative qui va rapidement s’avérer judicieuse.

Un contrôle qui confirme les soupçons

Quelques minutes plus tard, les gendarmes procèdent au contrôle de l’individu. L’homme, âgé de 27 ans et originaire de Castelsarrasin, vient en réalité de siphonner le réservoir d’un camion stationné dans le secteur. Il est immédiatement placé en garde à vue pour cette grivèlerie.

Les vérifications menées par les enquêteurs vont également révéler d’autres infractions. L’automobiliste circulait en effet sans permis de conduire, sans assurance et avec un contrôle technique non valide.

Une comparution en plaider-coupable

Lors de son audition, le suspect reconnaît les faits. À l’issue de sa garde à vue, il est déféré, lundi 9 mars, devant le parquet dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), la procédure dite du « plaider-coupable », en présence de son avocat.

Le procureur de la République a requis quatre mois d’emprisonnement aménageables sous bracelet électronique, ainsi que 250 euros de dommages et intérêts pour la victime du vol de carburant. Le véhicule du prévenu a par ailleurs été saisi. Une peine qui a été homologuée par le juge des libertés et de la détention.

Source : www.ladepeche.fr