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Le - Un gendarme, faux expert en cryptomonnaie, condamné 

Un gendarme, faux expert en cryptomonnaie, condamné : il avait volé 50 000 € à sa victime

Il se disait investisseur, il était en fait arnaqueur. Un Polynésien de 42 ans, gendarme de profession, comparaissait devant le tribunal de Thionville le 24 juin dernier pour une arnaque à la cryptomonnaie. La justice a finalement rendu sa décision ce mardi 8 juillet et l’a condamné pour avoir escroqué 50 000 € à sa victime.

R.H. 

Aujourd’hui à 07:00 – Temps de lecture : 2 min

La somme investie dans la cryptomonnaie provenait de l’héritage du père de la victime.  Photo Karim Siari
La somme investie dans la cryptomonnaie provenait de l’héritage du père de la victime.  Photo Karim Siari

À la barre, le 24 juin dernier, le prévenu conteste les faits. Il nie même catégoriquement son identité, affirmant que le nom figurant dans le dossier le concernant est « fictif ». Selon lui, il n’a pas escroqué cette Kédangeoise à laquelle près de 50 000 € ont été soutirés, avec la promesse d’un retour sur investissement juteux en cryptomonnaie. « Les accusations me concernant sont totalement fausses. Moi, je suis un descendant de Dieu », soutient-il. Une scène surréaliste qui motive d’ailleurs le tribunal à suspendre brièvement l’audience.

Six mois d’emprisonnement

Cette affaire d’escroquerie remonte au 11 novembre 2022, à Kédange-sur-Canner, lorsque des gendarmes prennent la plainte de la victime. Cette dernière assure s’être fait escroquer 49 200 € par un homme… qu’elle n’avait jamais vu en vrai. Après s’être fait passer pour un gendarme spécialisé en cryptomonnaie, il l’aurait encouragée à investir. Il s’avérera que l’argent devait uniquement servir les intérêts du prévenu.

Le tribunal judiciaire de Thionville rend finalement sa décision ce mardi 8 juillet. Le prévenu est condamné à six mois d’emprisonnement assortis d’un sursis simple et d’une amende de 10 000 €. Il lui est également interdit d’exercer toute activité commerciale durant cinq ans et celle d’exercer la profession de gendarme pendant trois ans.

Il doit enfin verser 50 000 € à la victime au titre du préjudice matériel et moral.

Source : www.republicain-lorrain.fr