Il se présente dans une gendarmerie des Deux-Sèvres avec des détonateurs agricoles, l’intervention des démineurs sollicitée

© (Photo Mairie de Beauvoir-sur-Niort)
Par Aurélien DOUILLARD
Publié le 08/04/2026 à 18:01
mis à jour le 08/04/2026 à 18:01
Un habitant de La Foye-Monjault s’est présenté, dans la matinée du mercredi 8 avril 2026, à la gendarmerie de Beauvoir-sur-Niort pour remettre plusieurs dizaines de petits détonateurs agricoles : les démineurs ont dû intervenir pour les faire exploser.
Un habitant de La Foye-Monjault s’est présenté, dans la matinée du mercredi 8 avril 2026, à la gendarmerie de Beauvoir-sur-Niort : il venait de découvrir, dans un grenier de sa propriété, plusieurs dizaines de détonateurs agricoles qui servaient, par le passé, à faire exploser des souches d’arbres une fois ces petits engins explosifs équipés d’une mèche. La compagnie de Niort a alors été contactée sur-le-champ, sollicitant à son tour l’intervention des démineurs de La Rochelle, en Charente-Maritime.
En attendant leur arrivée, la première magistrate de la commune, Séverine Vachon, a déniché un terrain un peu à l’écart, au lieu-dit « Rimbault » : il a été sécurisé par les agents techniques, avec un périmètre de sécurité d’au moins 150 m, ceci en vue de détruire lesdits détonateurs agricoles. Une scène survenue à la mi-journée et qui a été « assez impressionnante » d’après un témoin : ce dernier évoque une fumée s’élevant « à plusieurs dizaines de mètres ». « Il y a eu une forte détonation », a confirmé Mme Vachon.
« L’intention était très bonne mais… »
« Plus de peur que de mal », a finalement commenté la mairie de Beauvoir-sur-Niort sur sa page du réseau social Facebook, y allant au passage de son conseil : « Si vous avez des explosifs agricoles ou autres chez vous, évitez de les déplacer et appelez la mairie ou la gendarmerie pour intervention afin d’éviter tout risque. » Une recommandation partagée par le chef d’escadron Rodolphe Malochet, commandant la compagnie de Niort : « L’intention était très bonne mais il ne faut pas y toucher et nous contacter. Dans chaque compagnie, trois ou quatre gendarmes sont formés en ce sens. »
Source : www.lanouvellerepublique.fr