Mort du gendarme Éric Comyn : le conducteur cap-verdien renvoyé devant la cour d’assises pour meurtre
Le suspect multirécidiviste est renvoyé devant la cour d’assises pour meurtre et non pour homicide routier. Une nouvelle information qui survient près d’un an et demi après le décès du gendarme lors d’un contrôle routier.
09/04/2026 à 16:21

Un bon signal pour la défense. Le conducteur suspecté d’être responsable de la mort du gendarme Éric Comyn, tué lors d’un refus d’obtempérer le 24 août 2024 sur une autoroute près de Mougins (Alpes-Maritimes), sera finalement jugé pour meurtre, selon une information d’Europe 1. Les juges d’instruction estiment que le ressortissant cap-verdien multirécidiviste a délibérément foncé sur l’adjudant-chef.
« Plusieurs éléments permettent de retenir que l’action du chauffard sur l’adjudant-chef Éric Comyn était volontaire », écrivent les magistrats, cités par la station de radio. Selon eux, le conducteur, sous l’emprise de l’alcool au moment des faits, a volontairement accéléré lors du contrôle. Les juges écartent également l’argument d’une mauvaise visibilité.
La veuve du gendarme accueille cette décision avec « satisfaction »
Le soleil venait de se coucher, mais l’éclairage public fonctionnait normalement. S’ajoutent à cela des éléments issus de l’enquête. Lors des auditions, la compagne et la sœur du mis en cause ont affirmé avoir été informées des faits par celui-ci, ce qui tend à démontrer qu’il avait conscience de son geste, malgré son état d’alcoolisation. De son côté, la défense plaidait pour une requalification en homicide routier, une demande qui n’a pas été retenue.
Pour la famille du gendarme, ce renvoi devant une cour d’assises constitue une première étape importante. « Le signal envoyé par la justice est très clair : percuter de plein fouet et à vive allure un représentant de la force publique à l’occasion d’un refus d’obtempérer est un des actes criminels les plus graves de notre État de droit et doit être jugé comme tel », a déclaré Me Pauline Ragot, avocate de la famille d’Éric Comyn. La veuve du gendarme dit, quant à elle, accueillir « cette décision avec satisfaction » et se préparer désormais au procès d’assises.
Source : www.lejdd.fr