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Le - Les gendarmes réunionnais déboutés de leur demande d’alignement de pension sur l’Hexagone

Retraite : les gendarmes réunionnais déboutés de leur demande d’alignement de pension sur l’Hexagone

Le tribunal administratif a tranché : les 6 anciens gendarmes réunionnais, qui demandaient le même le montant de pension que leurs collègues métropolitains, voient leurs recours rejetés. Très déçus mais loin d’être abattus, ils confient, ce mardi 7 juillet, que le combat n’est pas terminé.

Par Hermione RazafinarivoJean-Marc Collienne

Publié le 7 juillet 2026 à 14h58

Modifié le 7 juillet 2026 à 15h06

Retraite : les gendarmes réunionnais déboutés de leur demande d’alignement de pension sur l’Hexagone · ©Daniel Fontaine
Retraite : les gendarmes réunionnais déboutés de leur demande d’alignement de pension sur l’Hexagone · ©Daniel Fontaine

Coup dur pour ces anciens gendarmes réunionnais. La justice a rejeté leur recours concernant les bonifications de retraite, qu’ils estiment discriminatoires, vendredi 3 juillet.

Une grande déception

En octobre 2024 déjà, ils s’étaient rendus en délégation à la caserne Vérines à Saint-Denis. Ces anciens gendarmes à la retraite n’ont pas obtenu de majorations de pensions auxquelles ils avaient droit. Alors que les gendarmes métropolitains peuvent bénéficier du « bénéfice de campagne », permettant de doubler leurs annuités de retraite, les gendarmes ultramarins en sont exclus pour les années de service accomplies dans leur propre territoire d’Outre-Mer. La Défenseur des droits leur a donné raison, mais le tribunal administratif a estimé la requête de six d’entre eux irrecevable.

Une douzaine de gendarmes retraités se sont mobilisés devant la caserne Vérines à Saint-Denis · ©Alexandra Pech
Une douzaine de gendarmes retraités se sont mobilisés devant la caserne Vérines à Saint-Denis · ©Alexandra Pech

« On est très déçu de cette décision. On s’attendait à ce que le président du tribunal réponde favorablement puisqu’il nous a demandé des preuves, on les a données, ils nous ont demandé des écrits, on les a donnés, on a également chiffré l’indemnisation, le coût du préjudice. Et aujourd’hui, on nous déboute sur une décision qui ne correspond pas à notre saisine », regrette Olivier Hoarau, l’un d’eux.

Mais à combien est estimé le manque à gagner ? « Je pense que, fonction du grade et fonction du parcours de chacun, c’est un manque à gagner de 200 à 500 euros par mois », répond François Clémenard, gendarme à la retraite.

Une affaire qui ne date pas d’hier

Ces militaires à la retraite n’ont réellement pris conscience de la situation qu’en 29 octobre 2020, après que la Défenseure des Droits Claire Hédon a estimé dans sa décision qu’il s’agissait bien d’une discrimination envers les gendarmes réunionnais.

« Les métropolitains ou Antillais ou Guyanais avaient eux droit à une bonification prévoyant le doublement de l’année passée à La Réunion dans le cadre de la mission ou du séjour. Elle a été accordée à tous ceux qui n’étaient pas natifs de La Réunion« , dénonçait en 2024 Michel-François Clémenard.

Mais les anciens gendarmes n’ont pas l’intention d’en rester là. Ils envisagent à présent de saisir le Conseil d’État.

Source : la1ere.franceinfo.fr